La conférence de Montréal

Tout au long de la journée, notre journaliste François Messier suit la conférence depuis le siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Suivez les évènements en direct pour savoir comment se dessine l'avenir des relations entre la communauté internationale et Haïti.

Conférence ministérielle préparatoire


17 h 03 : Je vous laisse sur ces mots, également tirés de la déclaration finale:

« Nous sommes conscients de l'ampleur colossale et de l'urgence de la tâche à accomplir. Inébranlables devant ce défi sans précédent, nous demeurons fermement résolus à appuyer Haïti. Le peuple haïtien, qui a connu tant de souffrances, ne mérite rien de moins. » — 

Un jugement final sur ces paroles ne pourra possiblement pas être rendu avant 10 ans, puisqu'il s'agit là de la durée de la période de reconstruction arrêtée par les participants à la conférence.

Un premier suivi pourra cependant être effectué dès le mois de mars, à New York.


16 h 50 : La déclaration finale contient en outre trois objectifs stratégiques à long terme, soit:

  • La gouvernance démocratique renforcée : Édifier des institutions démocratiques efficaces, responsables et transparentes, capables d'assurer les services de base et de protéger et promouvoir les droits de la personne;
  • Développement social et économique durable : Créer les conditions nécessaires à un développement et à une croissance économique durables ainsi que les conditions qui permettront de réduire la pauvreté, en faisant appel également aux hommes et femmes, et en répondant aux besoins des plus vulnérables;
  • Stabilité durable et respect de la primauté du droit : Continuer à soutenir les efforts de la MINUSTAH afin de préserver la sécurité, notamment avec l'aide des policiers et des militaires, et ainsi permettre à Haïti de reconstruire des institutions nationales de sécurité et de remettre sur pied son système judiciaire.


16 h 41 : La déclaration finale officielle émise par le président de la conférence, soit le ministre Cannon, contient la conclusion suivante :

« Nous avons reconnu le leadership et la souveraineté du gouvernement d'Haïti. Nous avons réitéré notre engagement à adopter une démarche coordonnée, cohérente et globale, afin de répondre aux besoins d'Haïti dans l'immédiat et à plus long terme. Ensemble, nous sommes entièrement déterminés à construire un pays nouveau qui répondra aux aspirations légitimes que le peuple haïtien nourrit depuis longtemps. »

La déclaration établit en outre cinq principes qui guideront la communauté internationale. En voici deux :

La durabilité : « Un engagement initial de 10 ans est essentiel, de même que les efforts concertés, afin de renforcer les capacités de l'État haïtien. Le développement durable, soit la durabilité environnementale, la résistance aux changements climatiques, la réduction des risques en cas de catastrophe naturelle et la planification d'urgence, constituera une pierre d'assise à notre démarche conjointe. »

L'inclusivité : « Nous favoriserons et faciliterons la participation des Haïtiens dans la diversité, des organismes non gouvernementaux, de la société civile locale et internationale, de la diaspora haïtienne et du secteur privé. »

Les responsabilités : La transparence et la responsabilisation dont conviennent mutuellement le gouvernement d'Haïti et la communauté internationale, particulièrement au chapitre de la répartition et de la gestion des ressources, constitueront une composante intégrale de notre démarche conjointe. Nous adopterons des mécanismes solides de suivi et d'évaluation afin de mesurer le rendement et les résultats.

Les deux autres principes ont été abondamment discutés. Il s'agit du respect de la souveraineté haïtienne et de la nécessité de la coordination entre les différents acteurs internationaux.


16 h 23: Le premier ministre haïtien dément avoir demandé une aide financière chiffrée à la communauté internationale. Le montant de 3 milliards qui a circulé n'émane pas du gouvernement haïtien, affirme-t-il. L'évaluation des besoins, dit-il, n'est pas terminée. Le ministre Cannon ajoute qu'il est trop tôt pour avancer de tels chiffres.


16 h 18: La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton offre son soutien indéfectible au gouvernement haïtien. Il est clair, dit-elle, que le gouvernement haïtien a, dans les circonstances les plus difficiles possibles, fait preuve de leadership à l'égard du peuple haïtien.

Mme Clinton souligne notamment la contribution très importante du Brésil à la reconstruction d'Haïti. Le Brésil est le principal pays qui fournit des troupes à la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH).

« Il est important que nous soyons des partenaires, pas des patrons. » — Hillary Clinton

16 h 12 : Le premier ministre Bellerive souligne à quel point la conférence a été importante pour Haïti, notamment pour la reconnaissance du gouvernement haïtien comme « partenaire principal et incontournable » de la reconstruction en Haïti. Il affirme que la conférence de Montréal n'est pas le début d'une valse de conférence. Il s'agissait d'une réunion de travail qui aura été très utile.

« Haïti, je crois, va en ressortir grandi. » — Jean-Max Bellerive

16 h 02: Le ministre Cannon annonce que la prochaine conférence des bailleurs de fonds d'Haïti aura lieu au mois de mars au siège des Nations unies à New York.


15 h 58 : Le ministre Cannon déclare: « Nous venons de faire un premier pas sur le long chemin de la construction d'un nouvel Haïti. Nous allons continuer notre route avec la même détermination, la même solidarité et le même espoir »


15 h 55 : À l'instar de Conrad Sauvé et de John Holmes, Mme Cox a souligné que la communauté internationale peut s'inspirer des efforts de reconstruction menés en Indonésie après le tsunami de 2004. La reconstruction a alors été dirigée par une agence mise sur pied par le gouvernement indonésien. Cette agence est connue sous son acronyme BRR.

Mme Cox affirme que les Haïtiens devront trouver leur propre façon de canaliser ces efforts de reconstruction puisque le même modèle ne peut s'appliquer universellement. Mais il est d'ores et déjà certain, affirme-t-elle, que l'apport de tout un chacun sera bienvenu, des gouvernements du monde aux entreprises du secteur privé en passant par les différentes institutions internationales.


15 h 49 : Le thème de l'annulation de la dette d'Haïti n'a pas échappé à la Banque mondiale. En conférence de presse, la vice-présidente de l'organisation pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Pamela Cox, soutient que cela n'est pas un enjeu majeur en ce moment, du moins au point de vue des institutions financières internationales.

Elle note toutefois que les grands créanciers de la planète, regroupés au sein du Club de Paris ont déjà annulé la créance d'Haïti et elle invite les pays envers lesquels Haïti a contracté une dette bilatérale à l'effacer.

Elle a spécifiquement demandé au Venezuela d'agir de la sorte, un commentaire intéressant dans la mesure où le président vénézuélien Hugo Chavez se montre très critique de l'intervention américaine en sol haïtien.


15 h 33: Un mot sur la demande d'annulation de la dette d'Haïti formulée ce matin par OXFAM-Québec, qui reprenait ainsi un thème déjà entendu. Interrogé à ce sujet ce matin, le premier ministre Bellerive n'a pas semblé y accorder une grande importance. Voici ce qu'il a dit: « Ça peut être un acquis intéressant, mais ce n'est certainement pas le principal pour nous. Haïti n'est pas un pays fondamentalement endetté. La dette d'Haïti est supportable. [...] Ce qui reste de la dette est important par rapport à nos ressources. [Une éventuelle annulation de la dette] va faciliter, libérer les ressources que nous utilisons pour le service de la dette. Mais face aux demandes réelles que nous avons en terme d'investissements, en terme de support, le poids de la dette est minime. »


15 h 03 : Les quelques manifestants présents en début de journée n'ont pas attendu la fin de la conférence pour plier bagage. Plus personne ne manifeste pancarte en main devant le siège social de l'OACI.

La présence policière, elle, est restée la même. Une douzaine de véhicules du Service de police de la Ville de Montréal sont bien visibles, sans compter les agents de la GRC qui sont eux aussi présents.

La rue Saint-Antoine reste fermée à la circulation entre University et la Côte du Beaver Hall.


14 h 39: Rencontré dans les corridors de l'OACI, le secrétaire général et chef de la direction de la Société canadienne de la Croix-Rouge, Conrad Sauvé, se dit satisfait du déroulement de la rencontre. M. Sauvé a pris part aux discussions sur l'acheminement de l'aide humanitaire tenues en avant-midi, au nom de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR)

Le message commun transmis par les organisations non gouvernementales a porté sur la nécessité de bien coordonner les opérations et sur l'importance que cette tâche soit effectuée par le gouvernement haïtien. La reconstruction, souligne-t-il, ne concerne pas que le béton. Il est tout aussi important de reconstruire les institutions de ce pays, a-t-il ajouté, sans s'étendre sur leurs faiblesses actuelles.

M. Sauvé souligne que la reconstruction ne doit pas trop tarder. Des tentes permettront bien d'améliorer un tant soit peu les conditions de vie des Haïtiens, mais il ne faut perdre de vue que cela pourrait ne pas suffire lorsque la saison des ouragans commencera.

Conrad Sauvé indique que les plus importantes Croix-Rouges du monde se réuniront bientôt à Montréal pour discuter des meilleurs moyens de coordonner l'aide humanitaire destinée à Haïti. La rencontre aura lieu les 8 et 9 février, à un endroit qui n'a pas encore été déterminé.


Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations unies, John Holmes, à la conférence de Montréal Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations unies, John Holmes

14 h 02: M. Holmes insiste sur l'importance pour le gouvernement haïtien et ses partenaires d'effectuer une évaluation complète des besoins sur le terrain avant d'aller de l'avant avec un plan ambitieux. Il faut avoir tous les faits, tous les chiffres, une évaluation des coûts, un échéancier, etc.

Pour l'heure, dit-il, la crise engendrée par le séisme reste dans la phase d'acheminement de l'aide humanitaire d'urgence. La reconstruction et le développement seront des phases ultérieures dans la réponse de la communauté internationale.

Dans cette optique, il est essentiel que les acteurs qui participeront à cette reconstruction se rencontrent d'ores et déjà afin d'obtenir une meilleure coordination.

M. Holmes insiste par ailleurs sur les leçons tirées du tsunami qui a frappé l'Asie du Sud-Est en décembre 2004. Il importe, dit-il, que les efforts de reconstruction soient dirigés par le gouvernement haïtien.


13 h 57 : Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes, soutient que la prochaine conférence sur la reconstruction d'Haïti pourrait avoir lieu en mars, confirmant des informations qui circulent à Ottawa.

Sur le terrain, l'acheminement de l'aide internationale s'améliore, dit-il. Il y a toutefois encore un millier de vols qui attendent d'atterrir en Haïti pour y livrer des vivres, de l'eau potable et d'autres biens de première nécessité, dont des tentes.

Concernant la somme de 575 millions de dollars américains réclamés par l'ONU pour venir en aide aux Haïtiens, M. Holmes affirme que 47 % de la somme a été obtenue, et que 120 millions ont également été promis, mais non versés.


13 h 17: Les délégués des différents pays et représentants des institutions internationales s'apprêtent à reprendre leurs travaux, qui se dérouleront à nouveau à huis clos. Le secrétaire général adjoint de l'ONU, John Holmes, donnera pour sa part un point de presse à 13 h 30.

D'ici à ce que je puisse vous faire part de ses propos, je vous invite à consulter le dernier rapport sur la situation en Haïti fourni par le Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU, que M. Holmes dirige.

Pour savoir de quelle manière le bureau entend dépenser les 575 millions de dollars en aide humanitaire qu'il a requis, consultez-le document de travail suivant (document .pdf en anglais seulement).


13 h 07 : Dernier aspect intéressant du point de presse de M. Bellerive. Contrairement à bien d'autres, le premier ministre haïtien souligne avoir trouvé « réconfortant » de constater qu'un bateau de croisière s'était arrêté à Labadie, dans le nord du pays, quelques jours après le séisme. M. Bellerive dit avoir trouvé positif que Haïti ne soit pas limité aux malheurs, que des salaires aient continué d'être versés. Haïti, dit-il, est toujours une terre d'opportunité.

Le premier ministre d'Haïti, Jean-Max Bellerive, et le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon Le premier ministre d'Haïti, Jean-Max Bellerive, et le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon à la conférence de Montréal  Photo :  PC/Paul Chiasson

13 h : M. Bellerive soutient que sa réflexion sur la situation actuelle a abouti à trois constats:

  • 1) la structure gouvernementale actuelle du gouvernement haïtien ne peut pas répondre à l'urgence. Il faudra réfléchir davantage à cette structure pour mieux coordonner la réponse internationale, notamment en mettant sur pied des comités de crise qui devront travailler avec la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH);
  • 2) L'économie est centralisée de façon excessive. Le séisme, dit M. Bellerive a détruit des industries qui comptaient pour environ 60 % du produit intérieur brut national;
  • 3) L'aide de la diaspora sera absolument essentielle à la reconstruction du pays. Il est crucial que les investisseurs privés reviennent dans le pays. Il n'y aura pas de renouveau, affirme-t-il, si les investisseurs ne sont pas au rendez-vous.

« Je viens encore vous demander de continuer à nous aider. » — Jean-Max Bellerive

12 h 52: « Ce que je suis venu vous demander, au nom du gouvernement, c'est cet accompagnement pour stabiliser cette situation d'urgence [...] pour pouvoir sérieusement réfléchir à la reconstruction », a dit le premier ministre Bellerive. Haïti, a-t-il ajouté, a besoin de repenser son espace et cela va nécessiter l'assistance technique de ses partenaires.

M. Bellerive a aussi demandé à la communauté internationale de s'engager pour longtemps auprès d'Haïti. Cette demande s'accompagne d'une réflexion, a-t-il dit, sur les échecs des précédents efforts visant à développer d'Haïti.


12 h 45 : S'exprimant après Stephen Harper, le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive admet qu'il ne sait pas quel sera l'avenir d'Haïti. Dans l'immédiat, dit-il, l'aide internationale est distribuée avec une plus grande efficacité depuis 2 ou 3 jours. La situation n'est pas totalement satisfaisante, a-t-il dit, mais elle est acceptable.

Les priorités restent les mêmes: il faut plus d'hôpitaux de proximité, il faut reloger les sans-abri, décongestionner les hôpitaux qui fonctionnent en ce moment et distribuer des produits essentiels à 3 millions de personnes pour les trois prochains mois. M. Bellerive dit avoir reçu un coup de fil du président René Préval lundi lui indiquant qu'il avait besoin de 200 000 tentes de toute urgence. Cela est d'autant plus essentiel, soutient-il, étant donné l'arrivée de la saison de pluies.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, s'adresse à la conférence. Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, s'adresse à la conférence.  Photo :  PC/Paul Chiasson

12 h 16 : « Je n'exagère pas en disant que 10 années de dur travail, au moins, nous attendent en Haïti », affirme le premier ministre Stephen Harper au terme d'une matinée de travail. Dans une brève allocution prononcée à midi, M. Harper énumère trois grands principes directeurs qui doivent guider la communauté internationale: la nécessité de s'engager à long terme et d'intervenir efficacement, mais aussi de s'assurer de l'imputabilité des principaux acteurs.

« Nous devons nous concentrer sur l'efficacité. Le peuple haïtien le mérite. Nos propres contribuables s'y attendent. » — Stephen Harper

Le premier ministre souligne une fois de plus que le principal problème de la communauté internationale consiste à coordonner cette aide d'urgence.

« Nous devons travailler de manière à nous assurer que chaque ressource, chaque travailleur humanitaire, chaque véhicule et chaque dollar soient utilisés de la façon la plus efficace possible. » — Stephen Harper

L'espoir du Canada, souligne-t-il, est que cette rencontre jette les bases d'une conférence internationale élargie qui mobilisera la volonté et les ressources de tous les partenaires haïtiens.


11 h 42 : Le ministre Cannon a fait savoir dimanche qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que la conférence débouche sur de nouvelles annonces d'aide financière. Il faut cependant rappeler qu'un premier appel à une aide d'urgence de 575 millions de dollars américains a été lancé dans les jours qui ont suivi le séisme. En fin de semaine, les Nations unies disaient en avoir récolté 334 millions. Le Canada a annoncé une aide d'au moins 135 millions de dollars, mais ce montant sera bonifié.


11 h 21 : Qui sont donc les acteurs politiques invités à cette conférence? Outre Haïti et le Canada, pays hôte, les grands joueurs sont les États-Unis, le Brésil et la France, représentés par leur ministre des Affaires étrangères respectif, Hillary Clinton, Celso Liuz Nunez Amorim et Bernard Kouchner.

Les autres pays représentés sont le Chili, le Pérou, l'Uruguay, le Mexique, l'Argentine, le Costa Rica, la République dominicaine, l'Espagne, le Japon. L'Union européenne a aussi un représentant.

Les Nations unies sont représentées par John Holmes, secrétaire général aux affaires humanitaires, Edmond Mulet, qui dirige maintenant la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti - son prédécesseur est mort dans le séisme - et Helen Clark, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Sont aussi représentés: l'Organisation des États américains et la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et plusieurs institutions financières internationales, soit la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque de développement des Caraïbes et la Banque interaméricaine de développement.


11 h 13 : Un rappel de l'objectif de la rencontre. Selon le ministère des Affaires étrangères, il s'agit d'une première étape destinée à « aider la communauté internationale à fixer une orientation claire et commune pour le relèvement rapide d'Haïti et sa reconstruction durable. » La conférence de Montréal, en somme, doit permettre d'ouvrir la voie pour une autre conférence, dont le lieu et la date pourraient être arrêtés aujourd'hui. De façon plus immédiate, les participants doivent « discuter des enjeux immédiats liés à la situation humanitaire actuelle et à la coordination des opérations internationales de secours et de rétablissement ».


10 h 55 : La conférence se poursuit, à huis clos. Les journalistes font le pied de grue. Aucun évènement public n'est prévu avant 11 h 40. Le ministre canadien des Affaires étrangères doit prendre la parole, suivi du premier ministre Stephen Harper et du premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Le seul autre évènement public de la journée sera la conférence de presse finale, prévue à 15 h 30.


10 h 15: La conférence est en cours. À l'extérieur du siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale, une dizaine de manifestants brandissent des pancartes, sous l'oeil attentif des policiers de Montréal, dont certains circulent à cheval. Les manifestants - une dizaine, tout au plus - demandent une démilitarisation de l'aide internationale et le respect de la souveraineté haïtienne.

Quelques personnes ont manifesté devant l'immeuble où se tient la conférence. Quelques personnes ont manifesté devant l'immeuble où se tient la conférence.

9 h 05: La Conférence sur la reconstruction d'Haïti qui a lieu aujourd'hui à Montréal se déroule en présence de représentants de 14 pays, de 4 organisations gouvernementales, d'agences onusiennes et d'institutions financières internationales.

La rencontre, dite préparatoire, doit permettre dans un premier temps de trouver un moyen d'acheminer efficacement les secours. Cette tâche s'annonce aussi longue que colossale.

La conférence s'ouvrira par un discours du premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, qui est arrivé au Canada dimanche. Ce dernier a insisté d'entrée de jeu sur l'importance que les efforts de reconstruction soient dirigés par son gouvernement. Des organisations non gouvernementales présenteront ensuite leur évaluation de la situation. La conférence doit se terminer par une conférence de presse, prévue vers 15 h 30.

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