La peine de mort pour trois opposants

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Procès en Iran Les condamnés, habillés en gris, subissent leur procès.  Photo :  AFP/FARS NEWS/HASSAN GHAEDI

Trois opposants sont condamnés à mort pour leur implication dans les manifestations populaires qui ont suivi la réélection contestée à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, en juin dernier.

Trois personnes arrêtées dans la foulée des manifestations populaires qui ont suivi la réélection contestée du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin dernier, ont été condamnées à mort.

C'est ce qu'a indiqué l'agence de presse iranienne Isna, en citant un porte-parole du ministère de la Justice, Zahed Bashiri Rad. Cette nouvelle a été reprise par les grandes agences de presse comme AFP et AP.

Leur identité demeure inconnue. Le jugement doit par ailleurs être confirmé par une cour supérieure.

Selon l'agence IRNA, qui cite un porte-parole du tribunal, ces verdicts ont été rendus « en raison de l'implication [des condamnés] dans les événements postélectoraux et leur appartenance à des associations monarchistes iraniennes et à l'Organisation des moudjahiddine du peuple iranien ».

Ces condamnations concordent avec la Journée mondiale contre la peine de mort.

Elles s'inscrivent dans le cadre du procès d'une centaine de personnes qui a débuté en août dernier à Téhéran. Il s'agit de présumés militants qui sont notamment accusés de participation, d'incitation à l'émeute, d'espionnage ou d'avoir voulu renverser le régime des mollahs dans les manifestations.

Lors des événements, sévèrement réprimés par les autorités, environ 4000 personnes avaient été arrêtées puis libérées pour la plupart. Toutefois, 140 d'entre-elles avaient été citées à procès.

Selon les adversaires réformistes de Mahmoud Ahmadinejad, l'exercice électoral avait été entaché de fraudes massives.

L'opposition et la plupart des défenseurs des droits de l'homme à l'étranger ont dénoncé ces premières condamnations dans le cadre de ce procès qu'ils considèrent comme une mascarade.

Cité par l'AP, Amnistie internationale craint que d'autres condamnations à mort ne suivent. De plus, l'organisme croit que parmi les condamnés, il y a Mohammad Reza Ali Zamani, un opposant de 37 ans qui avait été déclaré « ennemi de Dieu ». Il a été reconnu coupable de propagande contre le régime et d'être illégalement passé en Irak pour rencontrer des responsables militaires américains.

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