Reportages

Une journée à l'école avec Oona

L'école finlandaise se veut égalitariste. Elle se donne comme objectif d'offrir durant le premier cycle, dit de l'éducation fondamentale (de 7 à 16 ans), les mêmes bases éducatives et les mêmes chances de développement à tous les élèves. Cela se traduit par la gratuité complète du transport, des repas et du matériel scolaire.

La pédagogie progressiste met l'accent sur le travail collectif, où les élèves sont appelés à maîtriser et même à évaluer leur propre apprentissage. L'enseignant ne note pas l'élève, ce qui ne l'empêche pas de lui accorder le suivi le plus personnalisé possible et d'évaluer quotidiennement ses progrès. Dès qu'il éprouve des difficultés, l'élève bénéficie de cours de récupération donnés par un enseignant régulier ou spécialisé.

Grâce à une journée de classe typique d'une écolière de 10 ans, Oona, inscrite à l'école primaire Eläintarha, à Helsinki, nous tentons de mieux comprendre les principales caractéristiques du modèle scolaire finlandais.

Les moyens de la réussite

Pourquoi les étudiants finlandais sont-ils toujours en tête des classements internationaux en mathématiques, en sciences et en compréhension de textes? Pourquoi n'y a-t-il presque pas de décrochage ni d'échec? La clé se trouve certainement dans la qualité de l'encadrement offert par l'ensemble du personnel éducatif, en particulier pour les collégiens (13-14-15 ans).

Le Lycée franco-finlandais d'Helsinki, une institution primaire et secondaire de 800 élèves, fournit un bon exemple de cette stratégie qui vise à détecter et à éliminer tout risque d'échec scolaire. Une stratégie qui n'est cependant pas infaillible.

L'artisan des succès scolaires: l'enseignant

L'un des facteurs importants des succès de l'école finlandaise repose sur la qualité de la formation des enseignants. Leurs études, qui comportent une importante dose de cours disciplinaires, durent de 5 à 6 ans et sont couronnées par une maîtrise. Malgré des salaires relativement modestes, la fonction d'enseignant est très valorisée dans la société finlandaise, ce qui explique le nombre impressionnant de candidats qui se pressent chaque année pour être admis dans les facultés d'éducation.

Grâce notamment aux témoignages de jeunes enseignants de Finlande et du Québec, nous tentons de mesurer l'écart important qui sépare la condition des professeurs de là-bas et d'ici.

Le prix de la réussite

Contrairement à ce que l'on peut penser, le système d'éducation en Finlande n'est pas plus coûteux que le nôtre, au contraire. Les dépenses annuelles par étudiant sont même légèrement inférieures en Finlande par rapport au Québec. Comment expliquer ce phénomène?

L'une des pistes est certainement la structure très décentralisée du système finlandais, dans lequel les écoles possèdent beaucoup plus d'autonomie que chez nous et où les budgets d'éducation sont administrés en grande partie par les municipalités.

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