Putsch raté et état d'urgence

Armée philippine

Aux Philippines, l'état d'urgence a été décrété dans tout le pays, vendredi, après que les forces de sécurité eurent déjoué une tentative de coup d'État contre la présidente Gloria Arroyo.

Les autorités décrètent l'état d'urgence après avoir déjoué une tentative de coup d'État contre la présidente Gloria Arroyo, le second depuis son arrivée au pouvoir. Plusieurs haut-gradés sont arrêtés.

Plusieurs hauts responsables de l'armée et de la police ont été arrêtés, dont le général Danilo Lim, qui avait été impliqué dans une tentative de coup d'État sanglant, en 1989, contre la présidente de l'époque, Corazon Aquino.

Les autorités recherchent huit autres civils et militaires pour implication présumée dans le complot.

La présidente Gloria Arroyo Gloria Arroyo

Dans une déclaration à la télévision, la présidente a dénoncé une alliance entre la droite et les communistes, soulignant que son régime n'allait pas « oublier ceux qui ont fourni soutien et financement à cette entreprise ».

La police antiémeute a été déployée à Manille et des conteneurs ont été installés autour du palais présidentiel pour en bloquer l'accès. Des blindés et des renforts de troupes ont aussi été dépêchés dans les quartiers généraux de l'armée.

Les rassemblements ont été interdits dans la capitale, de même que les manifestations prévues pour marquer le 20e anniversaire du soulèvement populaire qui avait chassé du pouvoir le dictateur Ferdinand Marcos.

Manifestations aux Philippines

Quelque 5000 personnes ont tout de même manifesté en faveur de l'ancienne présidente et figure de la démocratie Corazon Aquino, arrivée au pouvoir en 1986.

Des affrontements ont éclaté lorsque la police a voulu réprimer une autre manifestation, plus tôt dans la journée.

Les Philippines ont été le théâtre d'une dizaine de tentatives de coup d'État depuis les 20 dernières années.

La présidente Arroyo est d'ailleurs elle-même arrivée au pouvoir à la suite d'un putsch en 2001. Elle a déjà échappé à une tentative de coup d'État en juillet 2003 et à trois procédures de destitution en 2005 pour des accusations de fraude électorale.

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