Mladic toujours en fuite

Carla del Ponte

La procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, a affirmé mercredi que les rumeurs qui ont circulé sur l'arrestation de l'ancien chef militaire serbe Ratko Mladic sont sans fondement. Cependant, elle estime que l'ancien général est à la portée des autorités serbes.

Jugeant sans fondement les rumeurs de l'arrestation du criminel de guerre présumé Ratko Mladic, la procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, demande aux autorités serbes de l'arrêter immédiatement.

Par la même occasion, Carla Del Ponte les a pressées d'arrêter immédiatement l'ex-général, recherché pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

La procureure a par ailleurs appelé l'Union européenne à intensifier ses pressions sur la Serbie, en l'excluant de tout accord d'association tant que Mladic n'aura pas été arrêté. Les relations de ce pays avec l'UE doivent être évoquées lundi prochain à Bruxelles lors d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères avec le commissaire à l'élargissement, qui était à Belgrade la semaine dernière.

Washington a également déclaré officiellement ne pas avoir de nouvelles informations à propos du fugitif. « Il continue d'échapper à la justice », a commenté un porte-parole du Département d'État américain.

Ratko Mladic Ratko Mladic (archives)

Plus tôt mercredi, des nouvelles en provenance de Serbie se contredisaient au sujet de l'arrestation rapportée par les médias, mais démentie par le gouvernement, la veille, du criminel de guerre présumé.

Mladic, qui commandait l'armée serbe de Bosnie pendant la guerre qui y a fait rage dans les années 1990, est notamment tenu responsable par le TPI du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica, où près de 6000 musulmans ont été tués. Il fuit la justice internationale depuis son inculpation, en 1995.

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