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Cinq ans après la crise du verglas
Mise à jour le lundi 6 janvier 2003, 22 h 31 .
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Roger Nicolet
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Le président de la commission Nicolet, qui a proposé des correctifs à Hydro-Québec en cas de nouvelle tempête de verglas, affirme qu'il n'est pas rassuré sur l'état actuel du réseau de la société d'État. Roger Nicolet reconnaît qu'Hydro-Québec a fait des efforts pour renforcer son système de transport à haute tension. Il croit cependant que la société d'État ne fait pas preuve de transparence à propos des correctifs qui ont été apportés.Extrait vidéo

André Caillé se fait rassurant

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André Caillé (archives)
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Du côté d'Hydro-Québec, on estime qu'il faudrait 10 fois moins de temps qu'en 1998 pour rebrancher les abonnés. «Au lieu de durer un mois, la crise durerait six ou sept jours», affirme le patron de la société d'État, André Caillé. Le renforcement accéléré du réseau de transport et de distribution, tel que recommandé par la commission Nicolet, est la principale raison de son assurance. «Le réseau peut maintenant supporter le double du verglas d'il y a cinq ans», soutient M. Caillé.Extrait vidéo

Toutefois, il ajoute que la fin des travaux sur la ligne à haute tension entre Hertel et Des Cantons sera nécessaire pour assurer une meilleure efficacité du réseau. «Hydro-Québec a agi avec le plus de diligence possible pour terminer les travaux de bouclage, mais cinq ans, je trouve ça long!» dit-il, en notant que les poursuites judiciaires intentées contre Hydro-Québec par des groupes de citoyens ont retardé les travaux.

En janvier 2001, le Bureau d'audiences publiques en environnement du Québec (BAPE) avait donné raison aux contestataires de la ligne Hertel-Des Cantons en jugeant la construction du dernier tronçon non indispensable.

Le grand patron d'Hydro-Québec insiste que la ligne Hertel-Des Cantons est une nécessité. «C'est notre police d'assurance collective, ce n'est pas pour l'exportation (d'électricité aux États-Unis)», assure celui qui entame sa huitième année à la tête d'Hydro-Québec.

Par ailleurs, la société d'État entretient un parc de 200 génératrices de grande puissance et a conclu des ententes pour en obtenir davantage en cas de besoin. Hydro-Québec s'est aussi entendue avec quatre provinces voisines et six États américains qui pourraient prêter main-forte en cas de catastrophe.

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(archives)
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En 1998, plus de 1000 pylônes avaient cédé sous le poids des 110 mm de verglas. Dans la zone surnommée le «triangle noir», qui s'étendait entre les villes de Granby, Saint-Hyacinthe et Saint-Jean-sur-Richelieu, des milliers de clients de la société d'État ont été privés de courant pendant plus de 30 jours.

La Sécurité civile prête à affronter une nouvelle crise du verglas

L'Organisation de la sécurité civile du Québec a pris les moyens pour ne pas revivre une situation de l'ampleur de celle de 1998 quand la tempête de pluie verglaçante avait laissé dans le froid et le noir 1,3 million d'abonnés. Le Québec prévoit même se doter, dès cette année, de son premier plan national de sécurité civile.

Sur le plan matériel, la province a confié à la Croix-Rouge la gestion d'entrepôts contenant 55 000 lits. À Québec, un centre national de veille fonctionne en permanence et observe ce qui se passe ailleurs dans le monde.


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