Accord avec la Corée du Sud : Harper réplique à Ford Canada

Radio-Canada avec Reuters
Le reportage de Philippe Leblanc

L'accord de libre-échange conclu entre le Canada et la Corée du Sud fait des inquiets, soit le gouvernement de l'Ontario, de concert avec les fabricants d'automobiles canadiens. Cependant, il fait aussi des heureux, notamment dans le vaste secteur alimentaire, comme chez les éleveurs de porc du Canada.

Pour ce qui est du marché de l'automobile, le premier ministre Stephen Harper a répliqué mardi au constructeur Ford, qui a fait part haut et fort de son mécontentement quant à l'entente commerciale conclue par Ottawa avec Séoul.

Le premier ministre canadien affirme que Ford avait pourtant manifesté son appui lorsque les États-Unis étaient parvenus à un accord semblable avec la Corée du Sud. Il soutient que Ford a déjà accès au marché sud-coréen par l'entremise du marché américain.

« Par cet accord, nous permettons à d'autres entreprises canadiennes, dans d'autres secteurs du pays, de bénéficier de cet accès [au marché sud-coréen] dont Ford profite déjà », a déclaré Stephen Harper depuis Séoul, où il poursuit sa mission économique.

Le Conseil canadien du porc est l'un des organismes au pays qui se réjouit de l'accord de libre-échange conclu avec la Corée du Sud par le premier ministre Stephen Harper. Le Conseil canadien du porc est l'un des organismes au pays qui se réjouit de l'accord de libre-échange conclu avec la Corée du Sud par le premier ministre Stephen Harper.

Du même souffle, le premier ministre a souligné que quantité d'entreprises canadiennes appuyaient sans équivoque l'accord que vient de conclure le Canada avec la Corée du Sud.

Des voix s'élèvent, effectivement, en faveur de cette ouverture qu'obtient ainsi le Canada au marché sud-coréen.

« L'aboutissement de l'accord de libre-échange Canada-Corée du Sud est d'une importance capitale pour l'industrie canadienne du porc. Les Coréens connaissent la qualité du porc canadien, et nous sommes heureux d'avoir l'occasion de reprendre la part de marché que nous avions perdue en Corée du Sud. » — Jean-Guy Vincent, président du Conseil canadien du porc (CCP)

Quelques avancées possibles grâce à l'accord :

Un exemple cité par le magazine Canadian Cattlemen : en 2002, la Corée du Sud représentait un marché de 40 millions de dollars pour le bœuf canadien et son quatrième marché d'importation en importance. En 2013, le désavantage du marché canadien vis-à-vis des concurrents américains s'est accru, et le Canada n'exportait plus que pour 7,8 millions de dollars de boeuf vers la Corée du Sud.

  • Les éleveurs de porc et de boeuf affirment donc qu'ils pourront mieux concurrencer les États-Unis, les pays de l'Union européenne ou encore le Chili grâce à l'accord Canada-Corée du Sud.
  • L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) affirme qu'elle pourra étendre ses marchés dans la région Asie-Pacifique. Les produits du bois canadiens seront plus concurrentiels en raison d'abolition de tarifs allant jusqu'à 10 %.
    (L'an dernier, selon l'APFC, le secteur forestier canadien a exporté pour plus de 500 millions de dollars de produits du bois, de pâtes et de papier en Corée du Sud.)
  • L'Association canadienne des importateurs et des exportateurs insiste pour dire que cet accord était ce qui lui manquait pour être plus compétitive en Asie.

De manière générale, le Canada espère augmenter ses exportations du tiers vers la Corée du Sud. Les barrières tarifaires seront abolies sur 98 % des produits qui sont déjà échangés entre les deux pays.

L'économie avec Gérald Fillion

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