Le bilan 2012 de la Caisse de dépôt

Caisse de dépôt et placement du Québec

La Caisse de dépôt et placement du Québec dévoile ce matin vers 10 h 30 ses résultats financiers pour l'année dernière, lors de laquelle les marchés financiers se sont ressaisis. Les attentes envers le rendement de l'institution, qui cherche notamment à accentuer ses investissements au Québec, sont plus élevées cette année.

L'an dernier, la Caisse a affiché un rendement de 4 % dans un contexte économique turbulent. Même si 2012 a aussi été marquée par la volatilité et l'incertitude, les bourses ont enregistré des gains appréciables; plus de 13 % pour le S&P 500, à New York, et des progrès encore plus marqués pour d'autres bourses, en Asie notamment. L'immobilier a aussi continué à progresser.

Des indicateurs

L'an dernier, le rendement moyen des portefeuilles de retraite équilibrés a été de 7,8 %, d'après la firme Mercer.

De son côté, la RBC a développé un indicateur pour les caisses de retraite valant plus d'un milliard de dollars; en 2012, le rendement médian observé a été de 9,9 %.

À titre comparatif, le fonds de retraite des employés municipaux de l'Ontario, OMERS, a enregistré un rendement de 10 % en 2012.

Pour la première moitié de 2012, le rendement des actifs de la Caisse a été de 3,5 %

Reste à savoir si les changements aux portefeuilles d'investissement de la Caisse de dépôt ont été profitables. Au cours des derniers mois, l'institution qui gère des fonds de régimes publics de retraite et d'assurances a accru ses investissements au Québec, dont dans Rona, la Banque TD, la Banque Laurentienne, CAE, Gildan et le Canadien National. La Caisse a aussi contribué à financer en partie des acquisitions, aidant CGI à acheter la britannique Logica et Genevar à mettre la main sur une autre société britannique, WSP. L'institution a également misé sur l'immobilier, entre autres à Londres.

Mardi, des documents déposés auprès des autorités boursières américaines révélaient que la Caisse a notamment tablé sur les titres technologiques, en doublant son nombre d'actions dans Apple et Facebook.

La Caisse garde confiance en SNC-Lavalin

« C'est certain que SNC-Lavalin passe une période extrêmement difficile », a reconnu Michael Sabia, le jour même où un mandat d'arrestation contre l'ex-PDG de la firme d'ingénierie, Pierre Duhaime, a été délivré. Actionnaire de SNC-Lavalin, la Caisse précise avoir confiance en la nouvelle administration et compte continuer à travailler avec la direction. La firme « reste une société de qualité (...) avec beaucoup de potentiel » mondial, comme il y en a peu au Québec et au Canada, a expliqué M. Sabia.

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