Rona élimine 200 emplois au pays

Gérald Fillion s'entretient avec le professeur Vincent Sabourin de l'UQAM de la restructuration de Rona.

Le quincaillier québécois Rona compte réduire la taille de son personnel administratif de 15 %, soit supprimer 200 emplois à temps plein au pays. L'entreprise de Boucherville s'est lancée dans une offensive pour améliorer sa rentabilité après avoir congédié son PDG, Robert Dutton, en novembre.

En entrevue à Radio-Canada le mois dernier, le nouveau président du conseil de Rona, Robert Chevrier, avait indiqué que des pertes d'emplois étaient à prévoir chez le quincaillier, qui cherche à rationaliser ses activités et à améliorer ses procédés.

Rona (TSX:RON) rapportait d'ailleurs jeudi une perte attribuable aux actionnaires de 17,9 millions de dollars au quatrième trimestre, ce qui représente une amélioration par rapport à la perte de 153,6 millions engrangée un an plus tôt. Les revenus trimestriels de Rona sont passés de 1,17 milliard à 1,2 milliard de dollars.

Le titre de Rona avait perdu 3,81 % à la Bourse de Toronto jeudi à la fermeture des marchés, à 11,60 $.

D'ici 2015, Rona compte réduire la taille de son administration et prévoit des coûts de restructuration de 25 millions de dollars pour y parvenir. L'entreprise a aussi déjà indiqué qu'elle pourrait se départir d'actifs qu'elle considère être non stratégiques ou sous-performants. Le quincaillier songe à optimiser ou à rationaliser notamment sa division du marché commercial et professionnel ainsi que son réseau de magasins à grande surface à l'extérieur du Québec. D'ailleurs, Rona avance que sa stratégie d'ouvrir de plus petits magasins de proximité engendre des retombées positives.

Une nouvelle direction

Le départ de M. Dutton est survenu quelques mois après le rejet d'une tentative d'acquisition non sollicitée de la part du géant américain de la rénovation Lowe's, ce dernier proposant d'acheter Rona pour 1,76 milliard de dollars afin d'accroître sa présence au Canada. Le conseil d'administration de l'entreprise québécoise avait rejeté cette offre à l'unanimité. Depuis, la composition du conseil de Rona a été modifiée et Rona cherche toujours un grand patron.

« Le processus de sélection du nouveau président et chef de la direction progresse, souligne dans un communiqué le président du conseil, M. Chevrier, de sorte qu'une décision devrait être annoncée bientôt ». Dominique Boies est chef de la direction par intérim de Rona, en plus d'occuper les fonctions de premier vice-président et chef de la direction financière de l'entreprise.

L'économie avec Gérald Fillion

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