Mariage entre American Airlines et US Airways

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Bloomberg et Reuters
Des avions d'American Airlines et US Airways

Un géant mondial du transport aérien verra le jour aux États-Unis. Les conseils d'administration d'AMR, société mère d'American Airlines, et de US Airways ont approuvé à l'unanimité tard mercredi leur fusion, ont confirmé jeudi les deux compagnies.

Selon des données financières de 2012, la nouvelle compagnie regroupée, qui conservera le nom d'American Airlines, aura un chiffre d'affaires de 39 milliards de dollars, ce qui serait presque équivalent à celui de United Continental, qui est de 37,15 milliards, avec une valeur estimée à 11 milliards de dollars.

L'intégration des deux sociétés, qui devrait se concrétiser d'ici septembre, pourrait se traduire par des économies annuelles de plus de 1 milliard de dollars d'ici 2015, selon les deux groupes.

AMR et ses créanciers détiendront 72 % de l'entité fusionnée et le reste ira aux actionnaires de US Airways.

Le nouveau géant du transport aérien sera dirigé par le président et chef de la direction de US Airways, Doug Parker, et son siège social sera à Fort Worth, au Texas. De son côté, le président et chef de la direction d'AMR, Tom Horton, agira à titre de président du conseil d'administration jusqu'à la première assemblée des actionnaires, vers la mi-2014.

Rappelons qu'AMR s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites en novembre 2011. Cette nouvelle fusion fait suite à celles de Delta Airlines et Northwest Airlines, de United Airlines et Continental Airlines ainsi que de Southwest et Airtran. Une fois les approbations réglementaires obtenues pour conclure la transaction, il resta quatre transporteurs aériens d'importance aux États-Unis: American Airlines, United, Delta et Southwest.

Des impacts au Canada?

Selon Jacques Roy, professeur à HEC Montréal, les voyageurs canadiens n'ont pas grand-chose à craindre de cette union entre deux gros joueurs du transport aérien aux États-Unis. (Lisez l'entrevue avec M. Roy)

Par ailleurs, la fusion pourrait forcer Bombarider à se montrer patient avant de recevoir de nouvelles commandes, croit l'analyste financier Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins. M. Poirier cite en exemple la fusion de Delta Air Lines et de Northwest Airlines, annoncé en avril 2008, qui avait fait attendre Bombardier plus de quatre ans et demi, soit jusqu'en décembre dernier, pour recevoir sa première commande d'importance de la part de la nouvelle entité.

De plus, le rival brésilien de Bombardier, Embraer, pèsera plus lourd dans la flotte de l'entreprise fusionnée puisqu'il comptera près de 200 avions. Cela pourrait l'avantager pour la prochaine commande.

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