Problèmes de maladie mentale : le Conseil du patronat préoccupé

Dépression  Photo :  iStockphoto

Le nombre de travailleurs touchés par une forme ou l'autre de maladie mentale est devenu tellement important que le Conseil du patronat du Québec a cru bon d'organiser un colloque sur les orientations que les employeurs doivent prendre pour éviter que la situation s'aggrave.

Le phénomène devient un réel fardeau économique. L'absentéisme dû aux problèmes de santé mentale, de l'épuisement professionnel à la dépression, représente 12 % de la masse salariale au pays, selon le Conference Board du Canada. Quant à la Commission de la santé mentale du Canada, elle estime que les problèmes de santé mentale coûtent aux employeurs 6 milliards de dollars par an en productivité, en raison de l'absentéisme, mais aussi de travailleurs inefficaces au travail ou de roulement du personnel.

« Moins de qualité, moins d'efficience. Ça nous coûte plus cher au niveau des assurances », énumère de son côté Carmel Laflamme, vice-présidente de la santé et de la sécurité au travail au Conseil du patronat du Québec.

Selon les chiffres de la Commission de la santé mentale, 30 % des prestations d'invalidité versées au Canada à court ou à long terme sont dus à des problèmes liés à la santé mentale et 80 % des employeurs les classeraient dans les trois premières causes menant à de telles réclamations.

Trouver des solutions

Certaines ressources existent pour les employeurs qui ne savent pas comment faire face au problème.

Le Groupe entreprises en santé, entre autres, un organisme sans but lucratif créé en 2004 afin de soutenir les entreprises dans l'intégration de meilleures pratiques de santé au travail, conseille les employeurs dans la création de programmes d'aide aux employés.

« C'est du gros bon sens, mais il faut faire la bonne chose, et de la bonne façon », explique Marie-Claude Pelletier, présidente du Groupe entreprises en santé.

 Avec des informations de Mathieu Dion