Québec veut un accord de libre-échange avec l'Inde

Isabelle Maltais
Radio-Canada
Des travailleurs indiens asphaltent une route. Des travailleurs indiens asphaltent une route.  Photo :  AFP/DIPTENDU DUTTA

Le ministre québécois des Relations internationales et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, plaide pour la conclusion d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Inde.

En voyage jusqu'à vendredi avec des chefs d'entreprises et des dirigeants d'organismes québécois afin d'explorer le potentiel de développement d'affaires du marché indien, M. Lisée affirme qu'une telle entente rendrait les entreprises québécoises plus compétitives.

Il indique que, par exemple, Bombardier, qui est présente en Inde, ne s'approvisionne pas chez ses fournisseurs québécois pour ces contrats indiens en raison des tarifs douaniers élevés. La chose serait tout autre si ces tarifs diminuaient ou étaient éliminés par un accord de libre-échange, rendant l'opération rentable, a-t-il dit lors d'une entrevue à Radio-Canada depuis Mumbai.

Le voeu de Jean-François Lisée pourrait être exaucé bientôt, puisque le Canada cherche à conclure des négociations avec l'Inde sur le sujet d'ici la fin de 2013.

Percer le marché indien

Pour ce qui est des autres opportunités qu'offre le marché indien, qui compte plus de 1 milliard de consommateurs, le ministre croit que les compagnies d'ingénierie et de construction québécoises, dont certaines ont une renommée internationale, sont bien placées pour obtenir des contrats.

M. Lisée vise entre autres le Delhi-Mumbai Industrial Corridor Project, considéré comme l'un des 100 plus grands projets d'infrastructures du monde. L'ambitieux projet vise à développer une zone industrielle entre Mumbai et Delhi. Celle-ci, d'une longueur de 1483 km, traversera six États et demandera la construction de chemins de fer, de routes, de ports et d'aéroports.

Déjà certaines entreprises québécoises du secteur sont connues en Inde. L'entreprise Pomerleau, par exemple, a construit un aéroport régional important qui devrait être ouvert bientôt.

« Il est important pour nous d'être persévérants. Depuis 2006, chaque année, soit le premier ministre, soit un ministre, vient avec une délégation commerciale. Ça donne le signal aux autorités politiques que nous ne sommes pas des touristes. » — Jean-François Lisée

Depuis l'ouverture du Bureau du Québec à Mumbai en 2008, qui cherche à promouvoir le commerce et l'investissement entre l'Inde et la province, la valeur des exportations québécoises vers l'Inde a doublé, passant de 250 à 500 millions de dollars.

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