Des pertes d'emplois à prévoir chez RONA

Anne-Marie Lecomte
Radio-Canada
Magasin Rona (archives Magasin Rona (archives)

Le président du conseil d'administration de RONA affirme que l'entreprise pourrait abolir des postes au sein de l'entreprise dans un avenir indéterminé. « Il est possible, voire probable qu'il y en ait », a-t-il reconnu lors d'une entrevue téléphonique accordée à Radio-Canada.ca, lundi. Selon Robert Chevrier, RONA doit « rationaliser » ses activités et améliorer ses procédés.

Robert Chevrier affirme qu'il est trop tôt pour dire à quel moment ces pertes d'emplois pourraient survenir au sein de RONA qui compte 20 000 employés et jusqu'à 30 000 « si on considère l'ensemble du réseau ».

Robert Chevrier est le président du conseil d'administration de RONA. Robert Chevrier est le président du conseil d'administration de RONA.  Photo :  Pierre Charbonneau
« RONA a une très bonne réputation dans la façon de traiter ses employés. Cela va se faire de façon respectueuse. Mais il est trop tôt pour vous dire l'ampleur de ce qui va se produire. » — Robert Chevrier, nouveau président du conseil d'administration de RONA

Cet éventuel exercice de compressions est évoqué par M. Chevrier alors qu'il vient tout juste de prendre la tête du conseil d'administration de RONA. Il succède à Robert Paré, qui avait, lui-même, été nommé à ce poste en mai dernier. M. Paré demeure au sein du conseil de RONA.

« La compagnie a connu, au cours des deux dernières années, certains écueils. Le taux de rentabilité n'était pas à la hauteur des attentes. La mission de l'ensemble de l'équipe de direction est de rétablir assez rapidement un niveau d'efficacité et de rentabilité acceptables pour nos actionnaires. » — 

En plus de hausser les résultats de l'entreprise, le nouveau président du C.A. porte sur ses épaules la responsabilité de trouver un nouveau directeur, en remplacement de Robert Dutton, qui fut PDG de RONA pendant des années. Selon Robert Chevrier, la personne qui se verra confier la direction de RONA devra faire preuve de leadership, afin de motiver les troupes. Le candidat en question devra, en outre, avoir une connaissance approfondie du commerce de détail.

Le futur directeur général devra savoir ce que c'est que « de travailler avec des marchands », insiste Robert Chevrier. « Ces gens-là sont des entrepreneurs. Indépendamment de ce qui se passe chez RONA, ces gens-là sont préoccupés par ce qui se passe dans leur milieu », affirme-t-il encore. D'autant plus que la concurrence est féroce et qu'elle vient de sources auparavant inexistantes, comme Internet : « C'est très préoccupant et il faut appuyer [nos marchands] », déclare Robert Chevrier.

Huit nouveaux membres se joindront au conseil de RONA au cours du premier semestre de 2013. Quatre d'entre eux entrent immédiatement en fonction:

  • Bernard Dorval (anciennement de la Banque TD)
  • Wesley Voorheis (associé au sein de Voorheis & Co)
  • Guy Dufresne (ancien président et chef de la direction d'ArcelorMittal Mines Canada inc.)
  • Barry Gilbertson (directeur de Barry Gilbertson Consultancy)

Par voie de communiqué, la direction de RONA souligne que la Caisse de dépôt et placement du Québec et Invesco Canada ltée appuieront les changements au sein du conseil d'administration. La Caisse et Invesco sont les principaux actionnaires de RONA.

info en continu

dimanche 21 décembre

L'économie avec Gérald Fillion

Facebook