Relèvement du plafond de la dette américaine : un compromis républicain

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
La Chambre des représentants à Washington

Aux États-Unis, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, ont annoncé vendredi qu'ils voteraient la semaine prochaine pour relever le plafond de la dette fédérale pendant trois mois, afin de donner le temps au Sénat et à la Chambre d'adopter un budget.

Pour en arriver à un accord, les républicains exigent toutefois des démocrates, qui contrôlent le Sénat, de fortes coupes budgétaires.

Si le Sénat ou la Chambre des représentants n'arrivent pas à voter le budget d'ici au 15 avril, le versement des rémunérations des parlementaires américains sera suspendu, a prévenu le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Eric Cantor.

« Si le Sénat ou la Chambre échouent à adopter un budget dans ce laps de temps, les membres du Congrès ne seront pas payés par le peuple pour avoir échoué à faire leur travail. Pas de budget, pas de salaire », a-t-il dit.

La Maison-Blanche s'est félicitée de l'offre républicaine, qui donne plus de flexibilité aux deux camps pour trouver un compromis. « Nous sommes encouragés par les signes envoyés par les républicains du Congrès, qui pourraient revenir sur leur insistance à prendre en otage notre économie pour obtenir des coupes draconiennes dans la santé, l'éducation et les programmes dont dépendent les familles de la classe moyenne », a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche dans un communiqué.

Depuis le 31 décembre, la dette des États-Unis plafonne juste au-dessous de la limite légale fixée par le Congrès, à 16,4 milliards de dollars. Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, estimait lundi que l'État fédéral pouvait continuer à se financer jusqu'entre « mi-février et début mars ». Au-delà, il risque de se retrouver rapidement en défaut de paiement.

Lors de l'été 2011, le précédent plafond avait été atteint et n'avait été relevé qu'au dernier moment. Les États-Unis en étaient ressortis avec une note de solvabilité dégradée par Standard & Poor's.

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