Réforme de l'assurance-emploi

Québec s'inquiète de la réforme de l'assurance-emploi

Olivier Bachand revient sur une réforme contestée.

Québec réclame du gouvernement fédéral d'évaluer les impacts qu'aura la réforme de l'assurance-emploi dans la province.

Le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, réclame d'Ottawa des précisions sur les impacts qu'aura la réforme de l'assurance-emploi. Le ministre Cloutier s'est fait le porte-voix du gouvernement du Québec en affirmant que cette réforme entraînera « de lourdes conséquences » sur l'économie du Québec.

Les deux tiers des travailleurs saisonniers au pays sont dans l'est du Canada, affirme le gouvernement québécois. Et, les nouvelles règles imposées par le gouvernement fédéral frapperont de plein fouet ces travailleurs. Par conséquent, le Québec s'alarme des conséquences de cette réforme sur son économie.

En vertu des nouvelles mesures fédérales, les chômeurs sont tenus d'accepter tout emploi considéré comme étant raisonnable, moyennant quoi ils perdront leurs prestations d'assurance-emploi. Des travailleurs pourraient ainsi devoir accepter des baisses de salaire allant jusqu'à 70 %. D'autres pourraient devoir accepter un emploi qui se trouve à une heure de leur domicile. Les dépenses encourues par ces déplacements seront assumées par les travailleurs eux-mêmes.

Les règlements qui modifient la Loi sur l'assurance-emploi sont entrés en vigueur le 6 janvier.

Dans l'est de la province, les députés bloquistes et néo-démocrates de la Gaspésie-Les Îles et du Bas-Saint-Laurent se disputent le monopole de l'organisation de la contestation contre la réforme de l'assurance-emploi dans la région.

Dimanche dernier, aux Îles-de-la-Madeleine, une manifestation qualifiée d'historique a mobilisé 4000 personnes. Les organisateurs de ce mouvement de protestation réfléchissent déjà aux prochains moyens de pression qu'ils comptent mettre en oeuvre pour contrer la réforme de l'assurance-emploi.

Le gouvernement du Québec craint, par ailleurs, que ces changements entraînent une hausse du nombre de bénéficiaires d'aide sociale. En Abitibi-Témiscamingue, les responsables des banques alimentaires s'attendent à une demande accrue à la suite de ces modifications apportées par Ottawa. 

Une rencontre est prévue en février entre la ministre du Travail du Québec, Agnès Maltais et Diane Finley, ministre des Ressources humaines du Canada. La question de l'assurance-emploi figurera sur la liste des sujets abordés, a-t-on indiqué au bureau du ministre Alexandre Cloutier. 

 

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