Dassault propose son Rafale comme solution de rechange au F-35

Décollage d'un Rafale français du porte-avions Charles-de-Gaulle

Si Ottawa va de l'avant avec un appel d'offres pour remplacer ses CF-18 vieillissants, la française Dassault Aviation, toujours à la recherche d'un premier contrat d'exportation, sera sur les rangs. 

Dans une entrevue accordée au journal français Les Échos, le nouveau PDG de l'entreprise, Éric Trappier, se dit convaincu des chances de son avion de chasse, le Rafale. Il le présente comme « l'une des meilleures solutions de rechange » au F-35 de son concurrent Lockheed Martin, choisi par Ottawa en 2010, mais dont les coûts ont depuis explosé.

« Il y a un coup à jouer. Le Canada est potentiellement le premier pays qui pourrait remettre en cause le F-35. Nous ne pouvons pas ne pas l'accompagner », a dit celui qui a pris les commandes de Dassault mercredi.

En décembre dernier, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a indiqué qu'il cherchait des solutions de rechange aux chasseurs F-35, alors qu'un rapport indépendant révélait que l'estimation des coûts de ces avions était passée de 25 milliards de dollars à 45 milliards.

Ottawa a donc annoncé qu'il avait mis sur pied un comité de cinq experts indépendants pour évaluer toutes les solutions de rechange. « Nous recommençons à zéro et nous prenons le temps de faire une évaluation complète de toutes les options viables », avait affirmé la ministre des Travaux publics, Rona Ambrose.

Ottawa n'a toutefois pas pris l'engagement d'aller en appel d'offres. Pour l'instant, le gouvernement a communiqué avec Dassault, ainsi que Boeing, EADS et Saab, pour savoir ce que ces compagnies avaient à proposer.

Dassault à la recherche d'une première commande

En dépit des succès qu'a connu sa série de chasseurs Mirage dans le monde par le passé, Dassault tente toujours aujourd'hui de conclure un premier contrat d'exportation de son chasseur Rafale à l'étranger.

Toujours dans l'attente de résultats à la suite de négociations de longue haleine entreprises avec le Brésil (36 avions) et les Émirats arabes unis (60 avions), le constructeur français mise aujourd'hui sur l'Inde avec qui des négociations exclusives sont engagées depuis janvier 2012 pour l'achat de 126 chasseurs Rafale.

Voici les différents avions de chasse qui pourraient remplacer le CF-18.