Réforme de l'assurance-emploi

Assurance-emploi : entrée en vigueur des nouveaux règlements

Le reportage de Julie-Anne Lapointe

Les nouveaux règlements qui modifient la Loi sur l'assurance-emploi entrent en vigueur dimanche au pays. Ottawa estime que 8000 prestataires quitteront le programme, ce qui générerait des économies de 12,5 millions de dollars en 2012-2013 et 33 millions pour les années suivantes.

Le gouvernement entend investir 7,2 millions de dollars dans des mesures de contrôle pour s'assurer que les prestataires sont bel et bien à la recherche d'un emploi.

« Il y aura beaucoup plus de chômeurs exclus du régime que le prévoit le gouvernement fédéral, notamment au Québec [...] qui compte 40 % de chômeurs fréquents. Alors, on devrait être plus touché au Québec que partout ailleurs au Canada. » — Le député bloquiste de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin

La réforme crée trois catégories de chômeurs à partir de la fréquence de leurs recours passés au programme. Selon leur catégorie, les chômeurs disposeront d'une période plus ou moins longue pour se trouver un emploi. Après cette période, ils seront contraints d'accepter un emploi de 70 % à 90 % de leur salaire de référence.

Le salaire de référence à partir duquel les critères du nouveau régime s'appliqueront sera celui de l'emploi occupé le plus longtemps par le prestataire au cours des 52 semaines précédant la période de prestations.

Les prestataires saisonniers seront contraints d'accepter des emplois à 70 % de leur salaire et pourraient devoir faire jusqu'à une heure de route pour aller travailler, sans quoi ils seront privés de leurs prestations.

À partir d'aujourd'hui, le gouvernement considère qu'un prestataire qui a déjà occupé un emploi à plus d'une heure de son domicile pourrait être contraint d'inclure cette norme dans sa recherche d'un nouvel emploi.

De plus, les dépenses encourues pour occuper cet emploi ne seront pas considérées comme un motif de refusMalgré les manifestations et les protestations, entre autres au Québec et dans les provinces maritimes, la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, n'a pas fléchi.

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