Toyota va payer plus de 1 milliard pour mettre fin à des plaintes

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Toyota  Photo :  Martin Labbé

Le constructeur automobile Toyota va payer 1,1 milliard de dollars américains pour mettre fin aux plaintes déposées contre lui aux États-Unis après les rappels massifs effectués en 2009 et 2010.

Cette somme servira à dédommager les propriétaires de voitures qui accéléraient soudainement, de façon incontrôlée.

L'entente comprend aussi l'installation d'un système de freinage d'urgence permettant de corriger le défaut dans quelque 3,25 millions d'automobiles.

Toyota va également créer un fonds de 250 millions de dollars pour compenser d'anciens propriétaires qui avaient ayant dû revendre leurs voitures à prix réduit en raison de la mauvaise publicité entourant la marque.

L'entreprise n'admet ni ne nie aucune malversation ou erreur de sa part et affirme que la décision de passer cette entente à l'amiable « a été difficile, surtout au vu des preuves scientifiques fiables et des évaluations indépendantes multiples qui ont confirmé que le système de contrôle électronique de Toyota était sûr », a estimé Christopher Reynolds, directeur juridique de la filiale américaine du groupe japonais.

L'accord doit encore être approuvé par un juge fédéral de l'État de Californie.

Le constructeur automobile avait procédé, entre fin 2009 et 2010, à des rappels de sécurité sur plus de 12 millions de véhicules dans le monde à la suite de problèmes d'accélération involontaire et soudaine, parfois provoqués par des tapis de sol se bloquant dans la pédale d'accélération.

Le système électronique des voitures avait parfois été accusé d'être à l'origine du problème, ce qu'a toujours nié Toyota.

Ces problèmes d'accélération inopinée auraient entraîné des dizaines d'accidents et provoqué une cinquantaine de décès aux États-Unis.

Les dirigeants de Toyota, dont son patron Akio Toyoda, avaient dû se soumettre à des séances d'autocritique lors d'auditions parlementaires très médiatisées devant le Congrès américain.

La réputation du constructeur en avait été affectée et ses ventes avaient chuté.

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