Port-au-Prince accorde des permis d'exploitation de mines

Vue aérienne de Port-au-Prince, capitale d'Haïti Vue aérienne de Port-au-Prince, capitale d'Haïti  Photo :  PC/Romain Blanquart

Le gouvernement haïtien a annoncé vendredi qu'il avait accordé des permis à deux entreprises pour exploiter des mines d'or et de cuivre dans le pays.

C'est la première fois dans l'histoire récente d'Haïti que des permis d'exploitation minière sont octroyés.

Le directeur des mines en Haïti, Ludner Remarais, a déclaré qu'il avait délivré un permis d'exploitation de l'or et du cuivre à la société SOMINE, détenue conjointement par la société canadienne Majescor et des investisseurs haïtiens.

M. Remarais a également accordé un permis d'exploitation de l'or à VCS, une société minière de la Caroline du Nord qui possède des bureaux en Haïti.

« Cela nous permettra enfin de produire et de faire de l'argent, ou à tout le moins d'arriver à cette étape, a déclaré le PDG de Majescor, Dan Hachey. C'est aussi un grand pas en avant pour l'industrie minière en Haïti. »

L'entreprise doit encore soumettre une évaluation environnementale préliminaire, même si l'obtention du permis était l'étape finale permettant de lancer les activités minières à ciel ouvert, a indiqué M. Hachey. Il a précisé qu'aucun échéancier n'avait été fixé pour l'évaluation environnementale.

L'entreprise poursuivra l'exploration pour mieux déterminer l'endroit où les minéraux sont situés, a précisé M. Hachey.

« Nous voulons voir à quelle distance se situent les dépôts, connaître leur largeur, leur profondeur, leur longueur », a indiqué le PDG de Majescor, en précisant que l'entreprise envisageait d'investir environ 75 millions de dollars américains pour arriver au stade de production de l'or. Il faudra des millions de dollars de plus pour arriver au stade de production du cuivre, une exploitation considérée comme plus difficile, a-t-il dit.

Un ingénieur de SOMINE, Michel Lamarre, s'attend à ce que l'exploitation puisse commencer d'ici 36 à 42 mois, précisant que l'entreprise avait déjà investi 10 millions de dollars américains dans la recherche.


Associated Press