L'autre stratégie de Bell pour acheter Astral

Radio-Canada avec La Presse Canadienne et Globe and Mail
Bureaux d'Astral Média à Montréal Bureaux d'Astral Média à Montréal (archives)

BCE, la société mère de Bell Média, négocie pour en venir à une nouvelle entente pour acheter Astral après le rejet de la première offre d'achat, rejetée le mois dernier par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le Globe and Mail rapportait dans sa livraison de vendredi que les parties en étaient venues à une entente. L'information a été démentie par Astral, qui a seulement affirmé que les discussions se poursuivaient.

« Le calendrier et les détails de la demande n'ont pas encore été établis. La société tiendra ses investisseurs au courant de toute évolution importante à cet égard », a précisé la société dans un communiqué.

BCE a pour sa part refusé de commenter la situation.

La nouvelle proposition d'achat doit pouvoir séduire le CRTC. Le mois dernier, l'organisme s'est opposé à l'offre d'achat de 3,38 milliards de dollars de Bell estimant que rien ne démontrait que cette transaction aurait profité aux Canadiens.

Peu de jours après ce revers, les deux groupes médiatiques dont les sièges sociaux sont à Montréal auraient repris leurs pourparlers, d'après le Globe and Mail. La nouvelle proposition d'achat de Bell impliquerait une vente aux enchères de certaines chaînes anglophones d'Astral.

Pour expliquer son refus, le CRTC avançait que le nouveau groupe fusionné aurait détenu 42,7 % des parts de marché de la télévision de langue anglaise au Canada et 33,1 % des parts de marché de la télévision de langue française. Le Conseil avait alors précisé que cette proportion ne devait pas dépasser 35 %.

Bell et Astral ont jusqu'au 16 décembre pour présenter une nouvelle proposition d'achat.

Bell et Astral en chiffres

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