Le premier budget Marceau

Pauline Marois met Montréal au coeur de ses priorités économiques

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Vincent Maisonneuve

Miser sur l'innovation et la créativité et investir dans les infrastructures figurent parmi les priorités du gouvernement Marois pour la grande région de Montréal.

La première ministre a présenté vendredi, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), un discours qu'elle a appelé « rétroactif », clin d'oeil au projet des hausses d'impôt rétroactives qui a donné des craintes à bien des gens du milieu des affaires.

Pendant une quinzaine de minutes, Pauline Marois a présenté les mesures que son gouvernement comptait mettre en oeuvre afin de « jeter les bases d'une économie durable et solide ».

« Si nous avons une particularité, c'est celle d'être très ambitieux. Nous ne voulons pas que le Québec soit en situation de rattrapage. Nous voulons que le Québec devance les autres », a-t-elle déclaré.

Montréal, a lancé la première ministre, est « le vaisseau amiral au sein de [la] flotte économique du Québec. À mes yeux, on ne peut prétendre avoir une vision économique du Québec sans avoir une préoccupation particulière pour le développement de sa métropole. Montréal fait de nouveau partie des priorités économiques du gouvernement du Québec », a-t-elle poursuivi.

Mme Marois a en substance repris les thèmes qu'elle avait évoqués lors du discours inaugural qui a marqué la reprise des travaux à l'Assemblée nationale: gestion rigoureuse des finances publiques, création d'un environnement d'affaires attirant pour les investisseurs, et stratégie économique axée sur les entrepreneurs, l'innovation, la relance des exportations et l'exploitation responsable des ressources naturelles.

La corruption a également été abordée, mais assez brièvement. Pauline Marois a entre autres affirmé qu'il fallait s'en débarrasser, car elle est un obstacle aux investissements.

Le thème en a amené un autre, soit la nécessité d'investir dans les infrastructures de la métropole.

« Si lutter contre la corruption est un défi auquel tout le Québec doit s'attarder, réduire la congestion est vital pour l'avenir de Montréal », a-t-elle déclaré devant un parterre d'environ 900 personnes.

D'abord accueillie de façon plutôt tiède, Pauline Marois a été applaudie chaleureusement pendant plusieurs minutes à la fin de son discours.

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