CSeries : Bombardier retarde le vol inaugural

Radio-Canada avec Bloomberg
Appareil de la CSeries Dessin d'un appareil de la CSeries de Bombardier  Photo :  PC/Bombardier

Le vol inaugural pour les appareils CSeries de Bombardier (TSX:BBD.B), qui était prévu au plus tard en décembre, devrait finalement s'effectuer d'ici la fin juin 2013 en raison de « difficultés principalement reliées à certains fournisseurs ».

Des fournisseurs n'ont pas respecté leurs échéanciers pour la livraison de certaines pièces contenant des logiciels pour la CSeries, ce qui a obligé le constructeur à revoir le calendrier de développement de l'appareil, a spécifié le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, lors d'une conférence téléphonique.

Si ce retard entraîne des coûts supplémentaires, l'entreprise assure que son plan d'affaires tient toujours la route et que cela avait été pris en compte dans les imprévus. « Il y a encore des risques, mais j'ai confiance qu'on y arrive à la fin juin », a affirmé M. Beaudoin, ajoutant qu'il s'agissait d'un « programme très complexe ».

Le report du vol inaugural du CSeries pourrait coûter 500 millions de dollars à Bombardier, selon l'analyste de la Banque Nationale Cameron Doerksen, cité par Bloomberg.

Le début des livraisons des avions est aussi reporté de six mois et devrait avoir lieu fin 2013.

La valeur de l'action de Bombardier était en baisse de 3,9 % à la fermeture de la Bourse de Toronto, mercredi.

Le PDG de Bombardier a par ailleurs indiqué dans un communiqué que « de solides progrès ont été enregistrés dans le programme de développement CSeries », tout en précisant que certaines étapes nécessitent tout de même plus de temps que prévu.

L'entrée en service de l'appareil CS100 est aussi reportée, soit environ un an après le vol inaugural, donc d'ici la mi-2014. Pour ce qui est du modèle CS300, Bombardier continue à prévoir qu'il sera fonctionnel d'ici deux ans.

L'annonce a été faite mercredi dans un communiqué annonçant des profits en hausse pour le troisième trimestre, à 212 millions de dollars américains contre 192 millions un an plus tôt. Les revenus de Bombardier sont passés de 4,6 milliards à 4,3 milliards de dollars.

En juin, Bombardier précisait avoir reçu des commandes fermes et des options pour plus de 300 appareils de la CSeries de la part de 11 clients.

Au cours des dernières semaines, Bombardier Aéronautique a d'ailleurs mis un frein à l'embauche et suspendu certaines dépenses pour économiser ses liquidités. Les frais de déplacement ont été limités, tout comme des rénovations et des formations, au moins jusqu'en 2013. Bombardier expliquait alors être dans une phase critique pour le financement de certains programmes en développement, dont celui des avions CSeries.

Des pertes d'emplois

Par ailleurs, Bombardier Transport a annoncé la suppression de 1200 emplois. Son usine d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne, près des frontières avec la Belgique et les Pays-Bas, fermera. Elle compterait près de 400 employés.

Bombardier Transport supprimerait donc quelque 800 emplois de plus à travers le monde. Des travailleurs en Amérique du Nord perdront leur emploi dans la foulée de ces compressions, a spécifié le constructeur sans pour autant détailler les pertes d'emplois par installation.

L'économie avec Gérald Fillion

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