Netlift : nouvelle alternative à l'auto en solo

Le reportage de Maxime Bertrand

Un entrepreneur québécois a lancé une nouvelle application pour téléphones multifonctions iPhone permettant de connecter un trajet en covoiturage à un trajet en transport en commun.

Selon le président fondateur de Netlift, Marc-Antoine Ducas, le covoiturage traditionnel a des possibilités limitées, puisqu'il est difficile de trouver parmi ses voisins quelqu'un qui travaille dans le même secteur que soit. Son application qui couvre la province de Québec vient donc répondre à ce problème.

« Habituellement, pour faire du covoiturage, on cherche quelqu'un qui peut aller, comme nous, du point A au point B. [On cherche] quelqu'un de notre quartier qui va au travail pas loin de notre lieu de travail. Ici, on intègre le transport en commun : la personne peut nous amener à une gare, une station de métro, ce qui crée d'autres probabilités de jumelage », a expliqué M. Ducas.

Une personne qui souhaite obtenir un transport fait une demande en ligne sur Netlift et l'application lui propose des options. Le conducteur et le passager s'entendent ensuite sur le prix du déplacement.

Netlift demande 30 % du montant de la course en frais d'administration.

Cette nouvelle plateforme cible les résidents « ouverts » de la banlieue montréalaise.

« Les banlieusards ouverts, ce sont des gens qui sont en banlieue, qui voudraient continuer à manger bio, qui voudraient garder leurs bonnes habitudes écologiques. » — Marc-Antoine Ducas

Netlift a aussi conçu un indice de réputation, qui va de 1 à 100 points, pour servir d'indication aux personnes qui s'inquiètent de monter dans la voiture d'étrangers.

Selon les administrateurs de la plateforme, tous les participants à la transaction sont gagnants : le passager qui ne se sert pas de sa voiture pollue moins; le conducteur reçoit de l'argent en échange d'un siège et les sociétés de transport en commun accueillent de nouveaux clients.

Sur le plan environnemental, Netlift veut assurer 4200 déplacements par jour, ce qui représenterait une économie de 14 tonnes de CO2.