Une croissance moindre au pays, prévient la RBC

Puits de pétrole Puits de pétrole (archives)

Les services économiques de la Banque Royale s'attendent maintenant à une progression de 2,1 % du produit intérieur brut (PIB) du Canada cette année, soit moins que la croissance de 2,6 % qui était anticipée en juin.

« Les données économiques mondiales ont été quelque peu décevantes au deuxième trimestre, et le Canada n'a pas fait exception », écrit l'économiste en chef de la RBC, Craig Wright. Il précise notamment que la hausse des exportations a été modeste et que les ventes du secteur de la fabrication ont reculé d'avril à juin.

Malgré le contexte mondial, l'économie du Canada « poursuit son expansion, qui devrait s'affermir au fur et à mesure que s'atténueront les obstacles temporaires et que s'amélioreront les perspectives de croissance à l'échelle mondiale », ajoute M. Wright.

La Banque du Canada prévoit elle aussi une croissance de 2,1 % du PIB du pays en 2012.

Lorsque les perspectives mondiales seront meilleures, la RBC prévoit que les entreprises du pays investiront de nouveau de manière marquée, ce qui sera un facteur de croissance significatif. La croissance au pays devrait sûrement provenir des provinces de l'Ouest canadien.

Alors qu'en juin la RBC disait s'attendre à ce que la Banque du Canada commence à hausser son taux directeur d'ici la fin de l'année, elle estime maintenant que cela devrait se produire au cours de 2013.

Croissance plus faible au Québec

Pour le Québec, la RBC table sur une croissance de 1 %, ce qui est très inférieur à la progression de 1,6 % qui était prévue en juin.

« Les baisses mensuelles consécutives du PIB réel de mars à mai ont déçu, et indiquent probablement que l'économie québécoise était en marche arrière au deuxième trimestre, a avancé l'économiste en chef de la RBC, Craig Wright. Il ajoute toutefois que les facteurs qui nuisent à la croissance sont sûrement temporaires et que la croissance devrait s'accélérer légèrement en 2013.