D'autres employés de Couche-Tard veulent se syndiquer

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D'autres travailleurs d'un dépanneur Couche-Tard ont décidé de se syndiquer. La CSN a déposé une requête en accréditation jeudi auprès de la Commission des relations du travail, afin de représenter les six salariés du Couche-Tard de la rue Antoine-Faucon dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, à Montréal.

« On est très fiers de briser notre coquille et on encourage les employés dans les autres Couche-Tard à se syndiquer pour se faire respecter et pour avoir de meilleures conditions de travail. Ça suffit, de si mauvaises conditions en 2011 », affirme dans un communiqué une des employés du Couche-Tard de Pierrefonds, Elvira Sarkissian.

La plupart des travailleurs de Couche-Tard travaillent au salaire minimum, peu importe le nombre d'années de service, avance le syndicat. Ils n'auraient aucune journée de maladie payée et de la difficulté à faire respecter les normes du travail ainsi que les lois sur la santé et la sécurité au travail.

En un an, quatre dépanneurs Couche-Tard ont été syndiqués. Depuis, deux ont été fermés par l'employeur, et les deux autres, situés à Saint-Hubert et à Saint-Liboire, en Montérégie, mènent actuellement des négociations en présence d'un conciliateur pour conclure une première convention collective. Couche-Tard a affirmé que la fermeture des deux premiers dépanneurs était nécessaire, car les établissements n'étaient pas rentables.

Quant au dépanneur de Pierrefonds-Roxboro, le syndicat réunira ses travailleurs afin de convenir d'un projet de négociation pour conclure une première convention collective lorsque l'accréditation sera acceptée par la Commission des relations de travail.

Les revendications des travailleurs des dépanneurs montérégiens

  • quatre journées de maladie par année;
  • un bouton de panique en cas de vol à main armée;
  • un suivi psychologique pour les victimes d'agression armée;
  • des règles objectives pour les octrois de poste ainsi que les choix d'horaire et de vacances;
  • le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité;
  • une échelle salariale menant à un taux horaire d'environ 12,50 $ l'heure après quatre ans de service pour les préposés.

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L'économie avec Gérald Fillion

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