L'immobilier toujours en santé au pays

Une maison en vente sur la rive-sud de Montréal Une maison en vente sur la rive-sud de Montréal (archives)

Dans ses perspectives immobilières 2012, le réseau de courtiers RE/MAX prévoit que les activités dans le secteur de l'immobilier seront toujours bien vivantes l'an prochain, et que le prix des résidences devrait continuer à augmenter.

Déjà en 2011, malgré la crise économique, le secteur de l'immobilier avait surpassé les attentes. En fait, à la clôture de l'exercice financier 2011, on s'attend à ce que le prix moyen des propriétés canadiennes ait grimpé de 7 %, pour s'établir à 363 000 $ en 2011, comparativement à 339 030 $ il y a un an. Au Québec, cette augmentation devrait être de 5 % à Montréal et de 4 % à Québec.

En 2012, RE/MAX s'attend à une majoration un peu moindre du prix moyen des habitations, en raison d'une augmentation de l'offre. Une augmentation de 2 % est prévue l'an prochain au Canada, pour atteindre 371 000 $. La même hausse est prévue pour le Québec.

L'appréciation la plus importante est attendue à Regina, où les prix devraient bondir de 8 %, suivie de la région du Grand Toronto, d'Halifax-Dartmouth et de Saint-Jean, à Terre-Neuve, qui afficheront des gains de 5 %. Les villes de Montréal et de Québec marqueront elles aussi de nouveaux sommets, en atteignant respectivement 320 000 $ et 251 000 $. Le prix moyen franchira la barre des 800 000 $ dans la région du Grand Vancouver et atteindra les 300 000 $ à Regina et à Kitchener-Waterloo.

Pour ce qui est de l'augmentation des ventes à travers le Canada, on s'attend en 2011 à ce que 85 % des marchés réalisent des ventes immobilières égales ou supérieures au niveau de 2010. Ce sera par exemple le cas à Saskatoon, où les ventes ont explosé de 13 % par rapport à l'an dernier, de même que pour Calgary, Winnipeg, Hamilton-Burlington et Sudbury, où les ventes ont bondi de 8 %.

Montréal ira toutefois à l'encontre de cette tendance, en enregistrant un recul de 3 % en 2011, tandis que les ventes à Québec resteront stationnaires par rapport aux niveaux de l'an dernier.

En 2012, Montréal et Québec devraient enregistrer un léger ralentissement de leurs ventes résidentielles, alors que près de la moitié des marchés canadiens devraient égaler le rendement de 2011, et que l'autre moitié prévoit une progression de 1 % à 5 %.

En fait, on estime que d'ici la clôture de l'exercice 2011, 460 000 propriétés changeront de propriétaire au pays, une hausse de 3 % par rapport aux 447 010 unités rapportées en 2010. Les ventes devraient progresser de 1 % en 2012, pour atteindre 464 500 unités.

Les marchés de Calgary, de Saskatoon et d'Halifax-Dartmouth devraient se classer premiers au chapitre des ventes d'unités résidentielles au pays en 2012, avec une augmentation prévue de 5 %. Regina, la région du Grand Toronto, Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, Moncton et Saint-Jean, à Terre-Neuve, anticipent pour leur part une hausse de leurs ventes de 3 % l'an prochain.

Selon RE/MAX, la croissance démographique et l'immigration sont deux facteurs déterminants qui devraient soutenir la demande immobilière d'ici les prochaines années. Depuis 2000, la population canadienne a augmenté de 11 %.

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