Libre-échange Asie-Pacifique : le Canada veut participer aux négociations

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Martin Bégin explique que le Canada dit oui au libre-échange Asie-Pacifique.

Le gouvernement du Canada souhaite participer aux négociations sur la création d'une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique, a annoncé dimanche le premier ministre Stephen Harper.

« Nous exprimons formellement notre souhait de rejoindre le partenariat transpacifique », a-t-il déclaré à l'occasion de la réunion annuelle du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC), qui se déroule à Honolulu, à Hawaï.

Le président américain Barack Obama a annoncé samedi être parvenu « aux grandes lignes d'un accord » avec neuf autres pays sur la mise sur pied d'un « partenariat transpacifique » ou Trans Pacific Partnership (TPP).

Le ministre canadien du Commerce international, Ed Fast, avait alors indiqué que le Canada souhaitait prendre part aux pourparlers, mais qu'il n'avait pas l'intention de négocier son adhésion avant de s'asseoir à la table des négociations.

Il avait également admis que certains pays s'opposaient à l'entrée du Canada au sein du TPP, sans toutefois préciser lesquels.

Le premier ministre Harper dit avoir changé d'idée après y avoir été encouragé par Barack Obama.

« Nous avons regardé les critères d'adhésion fixés par le partenariat : ce sont des critères que le Canada peut aisément respecter. C'est donc quelque chose qui nous intéresse », a déclaré le premier ministre canadien.

Un haut responsable mexicain a également affirmé dimanche que son pays allait se joindre aux pourparlers. Si les négociations aboutissent, cette zone de libre-échange deviendra la plus grande du monde, devant l'Union européenne.

Harper en tête-à-tête avec Obama

Stephen Harper s'est s'entretenu en tête-en-tête dimanche avec Barack Obama. Les deux hommes ont discuté de plusieurs dossiers chauds, comme la clause Buy American et le projet de périmètre de sécurité à la frontière canado-américaine.

Stephen Harper a indiqué qu'une annonce en ce sens serait imminente. Barack Obama a d'ailleurs invité le premier ministre canadien à Washington en décembre.

Le projet d'oléoduc Keystone XL, entre l'Alberta et le Texas, sujet à controverse, a également été abordé. Le président Obama a campé sur ses positions en soutenant qu'il fallait d'abord « s'assurer que tous les aspects sont étudiés et que l'ensemble des effets possibles sur l'environnement sont connus » avant de prendre une décision.

À la lumière des nouveaux délais imposés par Washington dans le projet, le Canada a indiqué qu'il comptait maintenant se tourner vers la Chine pour vendre son pétrole.

« Cette situation nous indique la nécessité d'avoir la capacité de vendre nos produits énergétiques à l'Asie », a affirmé Stephen Harper, précisant qu'il en avait discuté samedi avec le premier ministre chinois, Hu Jintao.

Concernant la solidité de la relation entre Ottawa et Washington, Stephen Harper estime que les récentes décisions anticanadiennes prises par les États-Unis ne reflètent qu'un « contexte politique particulier » et qu'elles n'illustraient pas un changement de cap des autorités américaines.

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