Crue de la rivière Richelieu : les agriculteurs et les PME durement touchés

Des agriculteurs de la Montérégie craignent des pertes considérables cette année, en raison des inondations. Des agriculteurs de la Montérégie craignent des pertes considérables cette année, en raison des inondations.

Commerçants et agriculteurs de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, en Montérégie , subissent les affres des inondations qui ont commencé il y a deux semaines.

Quelque 500 fermes de la région situées le long de la rivière Richelieu sont touchées. De 20 % à 40 % des terres agricoles sont submergées. Des PME qui vivent des activités nautiques sont aussi inondées et doivent cesser leurs activités.

Selon les premières évaluations, les dégâts et les pertes de revenus seraient considérables.

La marina Fortin à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, en Montérégie, est endommagée par l'eau. La marina Fortin à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, en Montérégie, est endommagée par l'eau.  Photo :  Christine Limoges

Jacquelin Bisaillon, propriétaire d'une ferme à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, croit avoir perdu 20 % de ses revenus pour l'année. Avec le prix du grain élevé, il aurait pu tirer un revenu de 20 000 $ de sa terre inondée. Or, les assurances de la Financière agricole ne le dédommageront que pour une perte de 3000 $.

Ces pertes s'ajoutent au nettoyage et aux réparations à faire aux infrastructures de drainage.

Près du tiers des fermes se spécialisent dans la culture du maïs pour nourrir les porcs, et environ 22 % produisent du lait.

L'ensemencement, qui devrait déjà avoir été entrepris, a été repoussé, et un plan d'évacuation des troupeaux a été établi.

Industrie nautique

L'industrie nautique, qui représente 200 emplois et quelque 30 millions de dollars annuellement à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix seulement, est aussi durement touchée. Par exemple, à la Marina Fortin, les ouvriers sont forcés de remiser les bateaux. L'eau de la rivière est si élevée que les quais sont sur le point de céder et les yachts pourraient s'abîmer.

Ce sinistre risque de faire fuir les plaisanciers pour la saison.

Aux pertes en revenu de loyer s'ajoute aussi la baisse des ventes d'essence et des ventes de bateaux.

Les commerçants, dont certains ne sont pas assurés pour ces dommages, et les agriculteurs espèrent que les gouvernements leur viendront en aide.

Avec les reportages de Vincent Maisonneuve et de Christine Limoges

L'économie avec Gérald Fillion