L'immigration pour répondre à la reprise

Immigrants Les barrières linguistiques empêchent les immigrants d'exploiter leur potentiel au maximum. (archives)

Dans son rapport, Lever les barrières : mobilité et développement humains, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) montre que la migration peut améliorer non seulement le sort des personnes migrantes, mais aussi la situation dans les communautés d'accueil et celles de départ.

Le Programme des Nations unies pour le développement affirme que lorsque l'économie mondiale ressortira de la crise elle devra compter sur les travailleurs issus de l'immigration pour pallier la pénurie de main-d'oeuvre.

L'actuelle crise économique a réduit le rôle des travailleurs immigrés, mais cette situation devrait radicalement changer dans les prochaines décennies. Le PNUD s'attend à ce qu'il y ait une pénurie de la main-d'oeuvre dans les pays riches lorsque la reprise sera au rendez-vous. Il est important d'agir dès maintenant, selon Jeni Krugman, qui a rédigé le dernier rapport en date du PNUD sur les migrations.

Ce que propose le PNUD:

  • ouvrir les voies d'entrée existantes à davantage de travailleurs, notamment les moins qualifiés;
  • garantir le respect des droits humains fondamentaux des migrants, notamment l'accès aux services d'éducation et de santé ainsi qu'au droit de vote;
  • réduire les coûts des démarches liées à la migration;
  • trouver des solutions concertées bénéfiques pour les pays d'accueil comme pour les migrants;
  • éradiquer les obstacles à la mobilité interne;
  • intégrer la migration dans les stratégies de développement des pays d'origine.

De plus, les pays d'origine bénéficient des gains des migrants souvent partagés avec la famille et la communauté d'origine.

Le rapport indique qu'en moyenne, les travailleurs émigrés gagnent quinze fois plus que chez eux. L'argent qu'ils envoient à leur famille a contribué à doubler le taux de scolarisation des enfants dans les pays pauvres et à réduire significativement la mortalité infantile.

Le vieillissement de la population dans les pays développés au cours des quatre prochaines décennies est un autre facteur contribuant à une demande d'une main-d'oeuvre immigrée, précise le rapport.

Il y a dans le monde 740 millions de migrants internes. Quant aux migrants internationaux, ils sont 246 millions, et moins de 30 % quittent un pays en développement vers un pays développé.

Ce rapport est publié en même temps que l'indice de développement humain (IDH) compilé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

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