Un vent de satisfaction souffle sur la métropole

Gérald Tremblay Le maire de Montréal, Gérald Tremblay  Photo :  PC/Graham Hughes

Le maire Gérald Tremblay se réjouit des dispositions qui permettent à Montréal de hausser la taxe sur l'essence. De leur côté, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la Jeune Chambre de commerce de Montréal jugent le budget responsable et prometteur.

Les Montréalais paieront leur essence plus cher avant l'été. Le maire Gérald Tremblay compte en effet appliquer la hausse de 1,5 cent le litre autorisée dans le budget du gouvernement Charest déposé mardi.

Cette taxe sera dédiée au financement du transport en commun et les revenus seront versés directement à l'Agence métropolitaine de transport. Cette hausse interviendra le 1er avril de chaque année d'ici 2013.

La majoration de la taxe sur l'essence permettra à Montréal de récolter jusqu'à 53 millions de dollars.

Le budget prévoit la prolongation, jusqu'en 2017, à hauteur de 175 millions de dollars, du soutien stratégique de développement Imaginer-Réaliser Montréal 2025 et un investissement de 200 millions de dollars afin d'implanter un lien ferroviaire express entre l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau et le centre-ville.

Un budget responsable et prometteur

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain qualifie le budget de responsable, d'une portée historique.

Le président et chef de la direction Michel Leblanc estime que cet exercice est cohérent avec les attentes de la communauté des affaires montréalaises quant au rôle de l'État. Il balise la taille du gouvernement, incite à l'efficacité et s'emploie à créer un environnement propice à la croissance à long terme.

La Jeune Chambre de commerce de Montréal estime quant à elle que le texte démontre l'intérêt du gouvernement Charest pour la relève de la métropole. Elle souligne par ailleurs sa satisfaction sur trois points essentiels : le remboursement de la dette, la hausse des droits de scolarité universitaires à partir de l'automne 2012, et la reconnaissance de Montréal comme un pilier essentiel du développement économique du Québec en lui accordant des moyens concrets pour assumer ce rôle.