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Découvrez six histoires de conflits de travail ayant connu des rebondissements saisissants. Tantôt tragiques, tantôt surprenants, ces récits font partie de notre histoire collective.

Dominion Textile

Presque 10 ans après la grève de 1937 à la Dominion Textile, l’après-guerre crée un climat favorable aux revendications ouvrières. C’est dans ce contexte qu’émerge une figure importante du mouvement syndical canadien, Madeleine Parent. Alors que la Dominion Textile refuse toujours de négocier et de reconnaître le syndicat, on déclenche une grève le 1er juin 1946 qui durera 100 jours.

Le destin post-industriel de Grand-Mère

Le 13 octobre 2014, l’usine Laurentide, dans le secteur de Grand-Mère, à Shawinigan, annonce la fermeture définitive de son usine de pâtes et papiers, qui est, jusqu’alors, le principal moteur économique de la région. Elle ne fait pas que mettre 275 travailleurs au chômage, elle plonge toute une communauté dans un long et difficile exercice de réflexion et de diversification de ses différents secteurs d’activités.

Du nickel à Sudbury

À partir des années 1960, même si la compagnie Inco est de plus en plus présente à l’échelle internationale, le nickel de Sudbury continue de représenter une grande portion de son chiffre d’affaires. Ce qui signifie que le syndicat des ouvriers en métallurgie de Sudbury possède une prise bien réelle sur la direction et peut parfois appuyer de tout son poids pour obtenir des conditions de travail avantageuses pour ses travailleurs. C’est ce qu’il fait en 1978 dans une grève historique qui durera 261 jours, la plus longue au Canada, et où le syndicat fait des gains importants sur des questions de droits sociaux.

Coop des pêcheurs des îles

Depuis maintenant plus de 70 ans, loyauté, franchise, honnêteté et partage sont au cœur des préoccupations de l’Association coopérative des pêcheurs de l’Île par rapport à ses membres. La grande fidélité de ces derniers envers la coopérative témoigne de l’enracinement de l’organisation dans la communauté et contribue à sa stabilité et à en développer la relève.

La grève de Windsor et la formule Rand

En 1945, certains membres des Travailleurs unis de l’automobile se mobilisent pour conserver leur acquis. Le 3 novembre, quand la Police provinciale de l’Ontario et la Gendarmerie royale arrivent à Windsor, ils y trouvent un embouteillage monstre. On verrouille et abandonne sur place près de 2000 automobiles qui empêchent la circulation sur un immense territoire, encerclant l’usine. Toutes les rues du centre-ville de Windsor sont bloquées.

Grève générale de Winnipeg

Au Canada, l’un des mouvements ouvriers les plus impressionnants a certainement été celui de la grève générale de Winnipeg. À l’époque, le modèle syndical est tel que chaque corps de métiers peut avoir son propre syndicat, et il est fréquent qu’il y en ait plusieurs au sein d’une même entreprise. En mai 1919, ce sont 94 syndicats de la ville qui déclenchent la grève; 30 000 travailleurs descendent dans les rues.

Le Siège

L’histoire se présente comme suit : la petite ville mono-industrielle de Cole Creek est en état de choc. L’usine de thermoformage ferme ses portes, entraînant la perte de 1000 emplois et la possible disparition de la ville. La Canadian Smiths-Thompson, qui possède l’usine, demande aux employés un mois de travail supplémentaire pour démonter et déménager l’équipement vers sa nouvelle usine de Saskatoon. Menés par le passif Mario Cormier, président du syndicat, les employés entreprennent alors une journée de protestation symbolique malgré la résignation ambiante. Personne ne s’attend à de réelles avancées. Du moins, jusqu’à ce que la bande de l’intempestif Alexis Godin profite de la manifestation pour pénétrer dans les bureaux des dirigeants avec un sac rempli d’armes. Ce qui devait n’être qu’une manifestation sans histoire se transforme ainsi en une intense prise d’otages. Au lieu de laisser la police s’occuper de Godin, Mario décide de rester, lui aussi, à l’usine pour tenter de mettre fin au siège. Dès lors, une lutte de pouvoir s’opère entre Godin et Mario. Cette confrontation fera éclater au grand jour la véritable nature des deux hommes.

Pendant ce temps, au-delà des murs de l’usine, Chantal Trempe, négociatrice en chef pour la police nationale, a la difficile mission d’obtenir un dénouement pacifique.