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mardi 21 h HA

Colons

Habillées comme leurs ancêtres, nourries de la même façon qu’eux et contraintes de voyager dans les conditions difficiles de l’époque, ces 10 personnes ont refait la grande traversée de l’Europe vers l’Amérique à bord de la réplique exacte d’un navire d’autrefois. Pour ces nouveaux colons, la grande traversée a été l’occasion de souligner l’incroyable courage qu’ont démontré, jadis, leurs ancêtres.

Animée par une soif de connaissances et de nouvelles expériences, je multiplie les rencontres et les possibles. Pour provoquer le changement dans le monde, il faut tout d’abord l’incarner dans ses actions quotidiennes. Je veux donc, tant personnellement que professionnellement, mettre en action ce que je souhaite pour un monde plus juste et inclusif. Je présuppose ainsi l’égalité des intelligences et des cultures dans chacune de mes interactions sociales.

En tant que jeune femme issue de la majorité, j’aime sortir de ma zone de confort, partir à la rencontre d’autres cultures, confronter mes idées et apprendre à décoloniser mes savoirs, mes pratiques et mon regard. J’ai encore beaucoup à apprendre. Me plonger dans la peau de mes ancêtres pour La grande traversée participe à cette exploration et me permet de rencontrer la culture des marins et de la mer.

Alexandra Pronovost

Né le 27 février 1983 à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska, j’ai grandi à Saint-Norbert d’Arthabaska jusqu’à 11 ans pour ensuite vivre en famille d’accueil jusqu’à 17 ans, après quoi j’ai commencé à voler de mes propres ailes. DEP en soudure et travail en usine se sont enchaînés. À 19 ans, j’ai eu ma première fille, 4 ans plus tard se sont ajoutées mes jumelles et, pour terminer, en 2008 est arrivé mon petit garçon! Entre-temps, je suis retourné aux études afin de devenir charpentier-menuisier. Après avoir travaillé quelques années dans la région, l’occasion d’aller travailler dans le Grand Nord canadien s’est présentée. Cela a été une expérience très enrichissante, tant sur le plan professionnel que personnel. Je suis travaillant, déterminé et persévérant, et je souhaite transmettre ces qualités à mes enfants, car elles m’ont toujours permis d’ouvrir d’autres portes lorsqu’une se fermait. Comme quoi il faut toujours croire en soi et, surtout, faire confiance à la vie.

Anthony Labbé

Originaire de Montréal, il a terminé un bac en jeu à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal. Passionné d’histoire et de plein air, il s’efforce de se plonger dans les récits fondateurs de l’identité québécoise à travers ses aventures : il a vécu la vie des camps forestiers d’Abitibi en tant que planteur d’arbres, hiverné sous la tente dans la communauté innue de Pakuashipi (Basse-Côte-Nord) et traversé le Labrador en raquettes avec un groupe d’Innus. Il a également parcouru le Canada d’est en ouest sur le pouce et travaillé comme guide de canot. Dans ses intermèdes urbains, il s’efforce de faire vivre l’histoire par des productions de théâtre et de conte.

Bruno Forest

Intervenant plein air de formation, il aspire à travailler dans les hautes montagnes ou sur les rivières un peu partout dans le monde. Il est un grand fervent des sports extrêmes ainsi que de tout sport le poussant à se dépasser physiquement. Il possède des compétences en gestion des organisations et en gestion de crise et en leadership, ainsi que des compétences techniques en canot de rivière, en kayak de mer, en escalade et en parachutisme. Depuis quelques années, il exerce aussi la voile sur de petites embarcations telles que les lasers, les dériveurs et les petits quillards. Peu importe l’aventure qui se présente à lui, il est prêt à foncer, tête première.

Charles-Édouard Coallier

Acadienne née au Nouveau-Brunswick, à Néguac dans la Péninsule acadienne, et fille d’un pêcheur et d’une enseignante, Christine Savoie a passé toute son enfance au bord de l’eau. Après le secondaire, elle a poursuivi ses études une année à l’Université de Moncton, sur le campus de Shippagan, puis à l’Université Laval, à Québec, en traduction. Mère de deux jeunes enfants, elle habite maintenant Lévis avec sa famille. Elle travaille à son compte comme traductrice et vient de lancer une entreprise d’aménagement comestible, Simple Jardin.

Vue un peu comme l’originale de la famille, elle a toujours eu des projets qui sortaient de l’ordinaire. Elle a participé à un échange avec Jeunesse Canada Monde en Indonésie, étudié un semestre à l’université de la ville de Dublin, en Irlande, et vécu une année au Sri Lanka avec son conjoint. Passionnée, elle aime la vie et veut montrer à ses enfants qu’il faut profiter de toutes les occasions qu’elle nous offre!

Christine Savoie

Cindy Gagnon habite à Saguenay et est mère d’une fille. Plus jeune, elle s’est intéressée à la musique et au chant. Elle jouait de l’accordéon, faisait partie de l’harmonie de son école et est devenue membre d’une troupe de chant et de danse avec qui elle a réalisé son premier voyage outre-mer. À 18 ans, elle est partie en solo avec son sac à dos pour découvrir l’Europe. Elle a effectué par la suite plusieurs voyages en terre européenne. Ses expériences professionnelles sont marquées par ses débuts au sein de l’entreprise familiale en restauration et en hôtellerie. Diplômée en communication et en marketing, elle a cumulé par la suite des années d’expérience dans diverses entreprises, principalement en tourisme et en aéronautique. Femme de défis, Cindy aime l’aventure. Ces dernières années, elle a notamment obtenu sa licence de pilote privée, couru quelques marathons et traversé, en hiver, le lac Saint-Jean gelé. Elle a été interpellée par La grande traversée, et c’est sans hésitation qu’elle a embarqué dans l’aventure pour enfin réaliser son rêve de jeunesse : traverser l’océan Atlantique en bateau.

Cindy Gagnon

Fille de ville à femme de terre, j’ai vécu maintes expériences extraordinaires qui m’ont rendue tenace, curieuse et ouverte d’esprit. En fait, je suis accro à ces moments où le cerveau s’émerveille, lorsque tout d’un coup, nous prenons conscience de toutes les possibilités, de la grandeur du monde. Ces apprentissages, je les dois à toutes les personnes qui m’aiment et qui m’ont aimée. D’ailleurs, j’ai la chance d’avoir des parents admirables qui m’ont appuyée dans toutes mes folles aventures : d’un décrochage scolaire à La grande traversée.

Entre-temps, je suis tombée amoureuse d’un mode de vie, celui de l’agriculture. Ce monde m’a beaucoup appris : l’entraide, l’accomplissement de soi par le travail et l’appréciation de chaque petit moment. Rien ne peut me rendre plus heureuse que la naissance d’un petit veau au coucher de soleil après 12 heures de fauchage en tracteur. Mes expériences de vie m’ont forgé, et après des voyages sur le pouce, la découverte des traditions autochtones, la survie en forêt, l’exploration d’un mode de vie prônant l’autosuffisance et la rencontre de personnes inspirantes et colorées, j’ai pris conscience que l’éducation est précieuse. En attendant ce jour où je pourrai retourner la terre de mes mains, j’emprunte le chemin universitaire qui, je l’espère, me fera tout autant grandir.

Fanny Gauthier-Patoine

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par l’aventure. Mes choix quotidiens sont faits dans l’optique de me sortir de ma zone de confort et de vivre des expériences enrichissantes.

Je suis titulaire d’un baccalauréat en politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et je termine une maîtrise en environnement avec cheminement en politique.

Au cours de mes études, j’ai été amené à participer à de nombreux événements. J’ai habité quatre mois au Pérou dans le cadre d’un stage. J’ai participé en tant qu’observateur à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de Paris en 2015, et j’en passe.

Le monde des communications, de la création numérique et particulièrement du documentaire d’aventure m’interpelle énormément. J’aimerais travailler à communiquer ma passion pour les grands espaces et l’aventure au plus grand nombre de gens possible.

Je suis curieux, dynamique, sympathique (du moins, je l’espère), et parfois impatient. J’adore la vie de groupe et les défis qu’elle comporte.

Guillaume Rivest

C’est sur les hauts plateaux du Tibet que ma mère a appris qu’elle était enceinte de moi. Il y a de cela déjà plus de 27 ans, le désir de parcourir le monde prenait racine en moi, et le terreau qui a accueilli ses premiers germes de vie a été celui des champs et des forêts du Suroît, là où le vent souffle du sud-ouest à travers le fleuve aux grandes eaux. Je me suis intéressé à l’histoire de mes deux cultures, bretonne et québécoise, et cette enfance heureuse m’a permis de développer de l’empathie et de cultiver ma joie de vivre, que je fais partager depuis plus de huit ans aux enfants du primaire et du préscolaire à qui j’enseigne. Si mes souliers ont beaucoup voyagé, ils suivent toutefois le rythme de mon cœur, qui oscille entre deux rives, celles des deux réalités francophones partageant un même océan : la France et le Canada.

Matthieu Léveillé

Né à Saint-Boniface, j’ai été élevé dans les grandes prairies manitobaines, une enfance baignée par la culture francophone métisse du Manitoba. Dans ma jeunesse, j’ai hérité de nombreuses valeurs qui ont développé chez moi l’amour de ma famille, de ma culture et de la francophonie. J’ai tout fait pour faire partager cette fierté aux gens qui m’entourent, que ce soit à titre d’enseignant, d’entraîneur ou d’animateur. J’ai voyagé dans plusieurs coins du monde dans le but de découvrir l’inconnu et de mieux me connaître. La grande traversée ne sera donc pas une aventure qui inspirera seulement les Canadiens francophones, mais aussi des gens, des amis et des familles ailleurs dans le monde, là où j’aurai laissé mes traces.

Tristan Fréchette