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Environnement

Chine : les réfugiés environnementaux sont de plus en plus nombreux

Le samedi 18 mars 2017

Une dame se protège du smog en portant un masque lors d'une promenade à Beijing le 20 décembre 2016.
Une dame se protège du smog en portant un masque lors d'une promenade à Beijing le 20 décembre 2016.     Photo : WANG ZHAO/AFP/Getty Images

Trois millions de Chinois meurent chaque année de problèmes cardiovasculaires ou pulmonaires liés à la pollution, selon les plus récents chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La situation pousse de plus en plus de riches Chinois à envisager l'exil. Ces nouveaux réfugiés environnementaux atteignent chaque année les rivages des pays occidentaux et le gouvernement chinois prend la chose très au sérieux, explique le journaliste Eric Meyer. 
 
Ils sont des « rescapés de l'airpocalypse », titrait un récent article de La Presse. « Plus de 60 % des Chinois qui en ont les moyens se disent prêts à vivre hors de la Chine à cause de la pollution, détaille le journaliste Eric Meyer. Ce n'est évidemment pas la seule raison. Le yuan chinois, qui baisse inexorablement depuis quelques mois, fait craindre aux riches de perdre leurs avoirs. Ils sont aussi craintifs de la sévère campagne anticorruption qui a été récemment entamée, laquelle pourrait les entacher. Néanmoins, les effets de la pollution sont souvent visibles à l'œil nu à Pékin, dans un ciel gris percé de volutes de smog, lequel affecte directement la qualité de vie et fait partie des raisons invoquées par les Chinois pour quitter leur pays. » 
 
Le gouvernement chinois de plus en plus réactif 
Les autorités ont lancé en janvier une nouvelle « alerte rouge nationale », preuve qu'elles prennent la situation de plus en plus au sérieux. Le gouvernement chinois anticipe non seulement quelques tragédies environnementales, mais aussi des rébellions populaires. Pour éviter cette colère du peuple, déjà nourrie par un rejet grandissant du socialisme et par une dénonciation de la corruption politique ambiante, les autorités n'ont plus le choix de tendre l'oreille. 
 
« Néanmoins, poursuit Eric Meyer, la Chine n'a jamais été une démocratie et n'a pas de tradition de manifestations populaires. C'est un peuple patient qui n'a pas l'habitude de se soulever. » Le gouvernement prend tout de même, petit à petit, un virage vert et s'apprête à fermer de nombreuses usines de charbon pour aller vers l'hydroélectricité et vers le nucléaire. La Chine s'est aussi donné l'objectif que, d'ici 2030, 40 % des voitures circulant sur ses routes soient des véhicules électriques ou hybrides. 
 
Pour suivre la situation :  
- Le vent de la Chine, un site analysant au quotidien l'actualité économique, politique, et sociétale de la Chine. 


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