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Arts et culture

Montréal, ville ouverte sur la musique afro-américaine

Le mercredi 5 février 2014

Le groupe The Avalons, un 45 tours de Toma Cina et les Aventuriers et un album de Billy Martin
Le groupe The Avalons, un 45 tours de Toma Cina et les Aventuriers et un album de Billy Martin     Photo : Images d'archives

Le cabaret montréalais l'Esquire Show Bar, qui ouvrait ses portes à la musique noire, a vu défiler sur ses planches des artistes de haut calibre. Notre chroniqueur Félix Face B Desfossés raconte l'histoire de ce lieu précurseur, qui a créé un véritable phénomène d'immigration musicale afro-américaine au Québec. 
 
L'Esquire Show Bar a connu son heure de gloire dans les années 1950 et 1960. Le rock and roll, le rhythm and blues, le soul, le jazz et le blues y étaient à l'honneur. Les plus grands, dont James Brown, Bo Diddley et Fats Domino, y sont passés, mais des artistes beaucoup moins connus y étaient également engagés.  
 
Dans le contexte montréalais de ces décennies-là, les nuits folles des cabarets étaient à leur apogée. Dans des dizaines d'établissements, tels que le Casa Loma et le El Morrocco, se tenaient des soirées de divertissement hautes en couleur. Montréal était une ville ouverte et la mafia contrôlait une bonne partie des cabarets. À cette époque, aux États-Unis, les Blancs et les Noirs ne partageaient à peu près jamais le même espace public. Au Québec, il y avait bel et bien du racisme, comme partout ailleurs, mais la ségrégation était inexistante. 
 
Plusieurs musiciens qui ont commencé leur carrière au Québec à l'Esquire Show Bar ont donc choisi de rester ici. À titre d'exemple, notre chroniqueur présente le groupe doo wop The Avalons, originaire de Newport en Virginie et dirigé par James Dozier, qui a choisi de s'établir à Montréal. Ils ont même accompagné en studio des artistes d'ici, dont Les Jérolas. 
 
D'autres artistes se sont installés ici, comme le trompettiste originaire de Harlem à New York, Billy Martin, et son orchestre. Son claviériste, Thomas Chatman, a fondé son propre groupe, baptisé Toma Cina et ses Aventuriers. Ce musicien, qui a appris à parler et à chanter en français, est d'ailleurs mort dans des circonstances tragiques, lors d'une tournée au Québec.


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