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Plus on est de fous, plus on lit!

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En semaine de 13 h 30 à 15 h 
(en rediffusion à 20 h 30)

Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du vendredi 28 août 2015

Arts et culture

Au cabaret : renouveau explosif

Les artisans du cabaret réunis pour une photo de groupe à la fin des 90 minutes!
Les artisans du cabaret réunis pour une photo de groupe à la fin des 90 minutes!     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

Les comédiens Francis Ducharme et Jocelyn Lebeau lancent le premier cabaret de la saison, en version 90 minutes, avec la lecture d'une liste quelque peu romancée d'effets scolaires demandés aux étudiants pour la rentrée. Rien ne les arrête dans leur lecture, pas même les nouvelles de Radio-Canada! Ils interprètent aussi des extraits du film Good Will Hunting, de la série télévisée Moi et l'autre et du roman Soumission de Michel Houellebecq. Aussi au cabaret, Patrick Masbourian répond à notre questionnaire, Claudia Larochelle nous ouvre les pages de son journal de jeunesse, Jean-Paul Daoust livre son Ode soleil, Yes McCan prend possession de notre micro ouvert et en musique, DJ Poirier et Fwonte font vibrer le studio 17! 
 
Dans son intégralité, la liste des effets scolaires, de Francis Ducharme et Jocelyn Lebeau : 
 
 
À vous de nous faire parvenir votre journal! 

Comme Claudia Larochelle, partagez avec nous votre journal avec le mot-clic #CherJournal.

Posted by Plus on est de fous, plus on lit on vendredi 28 août 2015

Livres

La liste de Patrick Masbourian

L'animateur et chroniqueur Patrick Masbourian raconte avec humour une anecdote fort révélatrice sur la nature du métier d'homme de médias où sa pilosité devient sujet de débat.
L'animateur et chroniqueur Patrick Masbourian raconte avec humour une anecdote fort révélatrice sur la nature du métier d'homme de médias où sa pilosité devient sujet de débat.     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

Quel est votre état d'esprit actuel? 
C'est un état chancelant. C'est comme ça depuis que j'ai 40 ans, comme si la crise de la quarantaine ne voulait pas me lâcher! Je vacille et j'oscille entre la joie et la peine, entre l'envie de refaire le monde et la résignation, entre la colère et l'indifférence, entre la confiance et le doute, etc. 
 
Quelle est la déclaration la plus étonnante qu'on vous ait jamais faite?  
Elle provenait d'une productrice qui me rapportait les propos du directeur de la programmation de la chaîne télé où je travaillais. Ce dernier trouvait que j'étais trop poilu pour être à l'écran. Je n'ai pas vraiment su comment prendre ça ni ce que ça voulait dire, mais j'ai compris ce jour-là que je faisais un métier terriblement ingrat. Quoi que je dise, quoi que je fasse, j'avais beau devenir le meilleur dans mon domaine, je n'étais pas à l'abri des opinions imbéciles d'un patron capable de ralentir ou de ruiner ma carrière. J'ai d'ailleurs de plus en plus de difficulté à accepter que ma vie professionnelle repose entre les mains de quelques personnes.  
 
Votre lecture marquante d'adolescence? 
J'hésite entre L'écume des jours de Boris Vian et Le parfum de Patrick Süskind. 
 
Quel a été votre premier contact avec l'art?  
J'ai découvert l'art par la télévision, qui diffusait des films à répétition. En fait, j'ai découvert l'art par le cinéma. L'image, le son, les mots, le propos, le prestige... Tout était là pour moi. Un film, c'était la totale! 
 
Avez-vous un artiste de prédilection?  
J'en ai plusieurs, mais j'ai une admiration sans limites pour le photographe américain Duane Michals. C'est un photographe devenu célèbre dans les années 1960 grâce à ses séquences photographiques, soit des histoires fictives racontées en quelques photos. De petits films, quoi. Il aborde dans ses séquences des thèmes sombres et graves, comme le vieillissement, la solitude, la mort, la vie après la mort et la sexualité, mais il réussit à les mettre en scène de manière ludique et artisanale. C'est fort. 
 
Si vous pouviez financer un projet culturel, lequel ce serait?  
Ce serait probablement mon propre film. J'ai longtemps rêvé de faire du cinéma et il m'arrive encore d'en rêver. Si j'étais riche, j'écrirais et je tournerais un film pour réaliser mon rêve et/ou crever cet abcès une fois pour toutes! 
 
Quelle est la phrase qui vous aide à vivre?  
Il y en a deux. « No guts, no glory. » Ma mère m'a donné un jour une carte postale avec cette inscription. Je la garde précieusement depuis plus de 30 ans, probablement dans l'espoir qu'un jour je trouve la force et la confiance en moi nécessaire pour réaliser de grandes choses. J'ai quand même réussi à faire preuve de beaucoup d'audace dans mon travail de reporter et d'animateur, ce qui est un début. 
 
Et l'autre, c'est une phrase que mon père disait tout le temps. Quand on lui demandait si ça allait, il répondait : « Pour aller, ça va. C'est pour revenir... » C'était l'expression de sa nature pessimiste et j'en ai malheureusement hérité. J'utilise donc cette phrase pour me rappeler du piège dans lequel je tombe parfois, celui d'imaginer que le bonheur est à atteindre, ce qui est faux. 
 
Quel est le livre qui vous a le plus troublé? 
C'est certainement le premier Houellebecq que j'ai lu. Probablement Les particules élémentaires. J'ai vraiment eu un choc, premièrement parce que je n'avais encore jamais rien lu d'aussi « contemporain », et surtout parce que je me suis beaucoup identifié à la nature de ses personnages. Je me suis reconnu dans son ton et son cynisme désabusé, mais aussi dans sa grande soif d'absolu. J'ai vraiment beaucoup aimé et j'ai tout lu et relu Houellebecq depuis.  
 
Quel livre prétendez-vous avoir lu? 
Les sept piliers de la sagesse de T.E. Lawrence, le fameux Lawrence d'Arabie. Il compte 820 pages! Il est dans ma bibliothèque depuis 25 ans et j'espère le lire pour vrai un jour. 
 
Quel est le livre que vous avez honte d'avoir lu? 
Patrick Juvet, Les bleus au cœur, paru chez Flammarion en 2005. C'est l'autobiographie du gars qui chantait Où sont les femmes
 
Quel est votre héros préféré?  
Batman. 
 
Et votre héros dans la vie réelle?  
Ma sœur Anita. Elle a perdu son fils il y a 10 ans. Il avait 18 ans lorsqu'il est mort. Franchement, maintenant que j'ai des enfants, je ne comprends pas comment on peut survivre à la mort de sa progéniture. Pour moi, c'est incroyable et c'est héroïque. 
 
Quel livre vous promettez-vous de lire cette année? 
La bête à sa mère, le premier roman du slameur et poète David Goudreault. 
 
Quel livre voudriez-vous faire lire à ceux qui nous dirigent? 
Le petit Auguste alphabétique d'Yves Dagenais. C'est le premier dictionnaire universel des clowns! 
 
Quel talent auriez-vous aimé avoir?  
La bosse des affaires. Je ne partage pas les valeurs actuelles du milieu des affaires, mais j'ai tout de même de l'admiration pour les entrepreneurs. J'aime bien cette idée de partir d'un concept et de finir avec une PME! Je trouve ça très créatif. J'aime aussi beaucoup l'idée d'être son propre patron. C'est un stress, mais aussi une liberté. 
 
Quel mot définit notre époque?  
Consensus. On vit à une époque marquée par le consensus. Le consensus politique, social, culturel... Je trouve absolument aberrant ce réflexe social qui veut qu'on s'insurge dès que quelqu'un déborde du cadre. 
 
Quelle expression vous exaspère?  
« Quand tu veux, tu peux! » J'haïs depuis toujours cette phrase. Je comprends son sens et le rôle qu'elle joue, mais au-delà de la motivation, il faut reconnaître que cette phrase est élitiste et terriblement démagogique. Comment peut-on oser dire aux handicapés, aux femmes violées, aux enfants battus, aux toxicomanes et aux exclus « Quand tu veux, tu peux »?  
 
  
Quelle est votre réplique fétiche du cinéma, du théâtre ou de la télé? 
« I'll fuck everything that moves! » C'est de Frank Booth, le psychopathe dans Blue Velvet de David Lynch. 
 
Quel est le film qui vous a fait pleurer? 
Je pleure facilement au cinéma. J'ai pleuré pour la première fois, je crois, en voyant Limelight de Chaplin. Et la dernière fois, c'était en regardant Toy Story 3
 
Quel texte pouvez-vous réciter par cœur? 
Assis ent'deux chaises de Plume Latraverse.

Arts et culture

Ode soleil

Le poète Jean-Paul Daoust a retrouvé sa résidence, le cabaret de <i>Plus on est de fous, plus on lit!</i>.
Le poète Jean-Paul Daoust a retrouvé sa résidence, le cabaret de Plus on est de fous, plus on lit!.     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

C'est un Jean-Paul Daoust rayonnant, reposé de vacances poétiques bien mérité, qui nous livre sa première ode de la saison, écrite en pleine canicule. 
 
Extrait : 
« Le soleil a le don de m'apaiser 
En me jetant dans les bras lustrés de la vie 
Où je farniente avec une désinvolture de cumulus 
Faisant enfin la paix avec la météo » 

Archives

Le cabaret du 28 août 2015 en photos

90 minutes de délire, de poésie et de confidences à réécouter ici : http://ici.radio-canada.ca/emissions/plus_on_est_de_fous_plus_on_lit/2015-2016/archives.asp?date=2015-08-28Photos : Olivier Paradis-Lemieux

Posted by Plus on est de fous, plus on lit on vendredi 28 août 2015

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