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(en rediffusion à 20 h 30)

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Les meilleurs moments : Émission du lundi 7 décembre 2015

Politique

Pauline Marois : « Un peuple, ça ne meurt pas »

L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois
L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois     Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

À l'occasion du 20e anniversaire de la publication L'état du Québec, l'ex-première ministre signe un texte qui dresse le bilan de l'évolution de la société québécoise au cours des deux dernières décennies. Celle qui a été une actrice privilégiée de la vie politique se prononce – en se défendant pourtant ardemment de jouer les belles-mères –, sur les grands débats qui tiraillent le Québec. Elle s'entretient avec Marie-Louise Arsenault et les collaborateurs de celle-ci, qui sautent dans la mêlée.  
 
Optimisme et inquiétude 
Bien qu'elle reconnaisse que les « conditions gagnantes » ne sont pas au rendez-vous, elle dit ne jamais avoir douté du projet indépendantiste. « Ce n'est pas parce qu'on n'y croit pas maintenant que ce n'est plus nécessaire et que ce n'est plus possible. » Elle tire d'ailleurs à boulets rouges sur le gouvernement Couillard, qui, croit-elle, entrave par ses politiques d'austérité le développement du peuple québécois.  
 
Sur la charte des valeurs, elle persiste et signe 
Bien qu'elle ait été un dossier chaud qui a fait tanguer le bateau péquiste, la charte des valeurs n'en reste pas moins nécessaire, croit-elle. Des débordements racistes ont eu lieu, déplore-t-elle, « mais je ne veux pas qu'on mette ça sur le dos de la charte ».  
 
Pauline Marois insiste sur la nécessité d'établir des règles du jeu claires pour asseoir le « vivre-ensemble » démocratique, dont l'égalité femmes-hommes. Le hijab, pomme de discorde du débat sur la charte, reste pour elle un symbole religieux qui n'a pas sa place dans les institutions publiques.  
 
PKP, le sauveur du Parti québécois?  
Sans voir un messie chez celui qui l'a remplacée à la tête du parti, Pauline Marois lui accorde son appui sans hésitation. Questionnée sur les contradictions entre les tendances sociales-démocrates du Parti québécois et les pratiques patronales plutôt draconiennes de l'ex-dirigeant de Québecor, elle dit rester confiante. « Il savait dans quel parti il arrivait. [...] Ce sont les militants qui l'ont choisi et je pense qu'ils ont fait le bon choix ».  
 
Référence :  
L'état du Québec 2016, ouvrage collectif publié par l'Institut du Nouveau Monde (Del Busso, novembre 2015). 
 
L'état du Québec 2016 - édition spéciale 20e anniversaire 

Livres

L'actualité vue par les livres : le racisme envers les Autochtones

Sitting Bull et Buffalo Bill (Musée McCord), la gare Dalhousie en 1885 (Archives Canadien Pacifique) et Louis Riel
Sitting Bull et Buffalo Bill (Musée McCord), la gare Dalhousie en 1885 (Archives Canadien Pacifique) et Louis Riel     Photo : Musée McCord, Archives Canadien Pacifique et Radio-Canada

Le 30 novembre dernier, CBC a pris la décision exceptionnelle d'interdire les commentaires sur les articles de son site web portant sur les Autochtones. La raison? Un nombre déconcertant de propos haineux, voire violents. Le racisme envers les Autochtones n'est pas né la semaine dernière. Jean-Philippe Cipriani en retrace les origines et parle de son incorporation au coeur même du projet colonial sur lequel s'est fondé le Canada. 
 
La destruction des Indiens des plaines 
Ouvrage historique magistral venant tout juste d'être traduit en français, il retrace les moyens qu'ont pris les politiciens du 19e siècle pour exterminer les peuples des Premières Nations. L'historien James Daschuk y trace un portrait peu flatteur des bâtisseurs canadiens, à commencer par John A. Macdonald.  
 
Celui qu'on connaît comme un des Pères de la Confédération a joué un rôle actif dans le confinement dans les réserves, l'extermination des bisons et la distribution de viande avariée, tout en empochant des pots-de-vin pour « nettoyer » le territoire pour la construction du chemin de fer transcanadien.  
 
« Un livre à rendre obligatoire dans toutes les écoles du Québec pour combattre l'ignorance qui nourrit le racisme », ajoute Émilie Dubreuil.  
 
Histoire(s) et vérité(s) : récits autochtones 
De descendance Cherokee, Thomas King se penche sur la place de l'Indien dans la culture populaire. Il ne mâche pas ses mots, brise les tabous et ne s'empêtre pas dans le politiquement correct. Sur un ton humoristique et frondeur, il aborde des questions fondamentales sur les fossés qui séparent les Premières Nations des Blancs colonisateurs.  
 
Si l'Indien ne mettait pas des vestes à franges, des plumes et des colliers en os, les Blancs ne le prenaient pas au sérieux, alors que les siens le haranguaient en le traitant d'Autochtone de façade, relate Thomas King dans le livre, soulevant ainsi les complexités et les nuances de l'identité autochtone contemporaine. 
 
Les livres mentionnés dans ce segment :  
 
- La destruction des Indiens des plaines : maladies, famines organisées et disparition du mode de vie autochtone, de James Daschuk, traduction de Catherine Ego (Presses de l'Université Laval, 2015).  
 
- Histoire(s) et vérité(s) : récits autochtones, de Thomas King, traduction de Rachel Martinez (Éditions XYZ, novembre 2015).

Livres

Au club de lecture : le polar, pour le meilleur et pour le pire

Les couvertures des livres <em>Les dieux du verdict</em>, <em>Ce monde disparu</em> et <em>Les bonnes âmes de Sarah Court</em>.
Les couvertures des livres Les dieux du verdict, Ce monde disparu et Les bonnes âmes de Sarah Court.     Photo : Calmann-Lévy, Rivages, Leméac

Émilie Dubreuil a lu Les dieux du verdict, de Michael Connelly (Calmann-Lévy) 
 
Résumé du livre : 
Après avoir perdu son élection au poste de procureur, l'avocat Mickey Haller est au plus bas. Son ex s'est éloignée de lui et sa fille ne lui parle plus : elle lui reproche d'avoir fait libérer un alcoolique qui s'est aussitôt empressé de prendre le volant et de tuer une mère et sa fille.  
 
Mais un jour, il reçoit un texto de son assistante : appelle-moi – 187. 187 étant le code pour « meurtre », Haller sait qu'il va devoir se remobiliser pour défendre l'accusé. La victime, Gloria Dayton, est une ancienne prostituée que Mickey aimait beaucoup et qu'il pensait avoir aidée à rentrer dans le droit chemin. Découvrir qu'elle l'a dupé en continuant de se prostituer et imaginer que c'est peut-être lui qui l'a mise en danger le met rapidement sous pression.  
 
Sans compter que certains personnages qui devraient faire respecter la loi se montrent violents et malhonnêtes. Ils n'aiment pas qu'Haller se mêle de leurs affaires. Hanté par les fantômes de son passé, l'avocat devra travailler sans relâche et user de tous ses talents pour résoudre l'affaire. 
 
« Je ne suis pas nounoune, mais parfois, j'étais perdue. Le scénario n'est pas des plus cohérents. Et la traduction franco-française est imbuvable. » 
 
Biz a lu Ce monde disparu, de Dennis Lehane (Rivages) 
 
Résumé du livre :  
 
En 1943, le monde est en guerre, mais aux États-Unis, la mafia est prospère. Après avoir régné sur le trafic d'alcool en Floride, Joe Coughlin a passé la main à son second Dion Bartolo. Joe agit comme conseiller occulte pour les gangsters Meyer Lansky et Lucky Luciano. Mais un jour, il reçoit la visite d'un gardien de prison qui est porteur d'un terrible message : quelqu'un veut sa peau. Troublé par cette mise en garde, Joe cherche à découvrir qui est son ennemi. L'enjeu est d'autant plus sérieux qu'une taupe a rencardé la police sur l'existence d'un labo de drogue clandestin. 
 
« Il y a, en filigrane de l'intrigue, un questionnement philosophique sur ce que ça veut dire avoir un code d'honneur dans un univers de crimes sanglants. » 
 
 
Luis Clavis a lu Les bonnes âmes de Sarah Court, de Craig Davidson (Leméac) 
 
 
Résumé du livre :  
 
Sarah Court est un complexe d'habitation sans âme construit à la hâte au nord de Niagara Falls, où les vies se font et se défont et où les résidents se révèlent dans toute leur stupéfiante horreur : un batelier à jamais hanté par une malédiction familiale repêche dans les eaux noires ceux qui s'y noient; un cascadeur au corps brisé à force de courir après le danger; un neurochirurgien alcoolique en disgrâce; un boxeur raté sur la pente de l'autodestruction dont le fils se réfugie dans la peau de personnages fantaisistes; une adepte du vol à l'étalage aux fantasmes de maternité non assouvis; l'orphelin d'une fumeuse de crack devenu technicien de machines distributrices et criminel à ses heures; une femme étrange dont la famille est une cour des Miracles pour délinquants. 
 
« C'est un portrait fascinant de l'envers du décor de ces lieux touristiques qui vendent du rêve de pacotille à la classe économique, et tous ces petits rêves brisés qui s'y abîment. »

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