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Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du jeudi 19 novembre 2015


Livres

La nuit de feu : comment Éric-Emmanuel Schmitt a trouvé la foi dans le désert

L'auteur et dramaturge Éric-Emmanuel Schmitt
L'auteur et dramaturge Éric-Emmanuel Schmitt     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

« On m'a toujours demandé d'où vient cette lumière. Et là, j'ai craché le morceau. Elle vient d'une nuit dans le désert », dit l'écrivain et dramaturge Éric-Emmanuel Schmitt, invité d'honneur du Salon du livre de Montréal. Il raconte pour la première fois dans un roman, La nuit de feu, l'expérience mystique qu'il a vécu à 28 ans dans le désert algérien. À Marie-Louise Arsenault, il se confie sur cette lumière qui l'habite et livre quelques réflexions sur les attentats de Paris. 
 
Éric-Emmanuel Schmitt prenait par à une expédition quand il a perdu de vue ses compagnons et s'est égaré dans l'immensité du désert. « Il y a une phrase qui passe dans ma tête en continu, comme sur les chaînes d'information : "On met trois jours à mourir de soif", se souvient Éric-Emmanuel Schmitt. Trois jours, ça va être court pour qu'on me retrouve, mais ça va être long pour mourir. » 
 
C'est au cours d'une de ces nuits qu'il vit l'expérience mystique qui le transformera. « Je vais dans cette rencontre jusqu'au moment où je me fonds dans cette force, et là, je ne sais plus rien. Lorsque cette force, qui m'a pris dans le sable, m'y repose, me rends à moi-même et à ma conscience ordinaire. Il y a une trace, comme une trace lumineuse. C'est la confiance. Désormais, tout a changé. C'est la foi. » 
 
« La foi, c'est une confiance dans le mystère. La mort, c'est l'inconnu total. La pire des choses qui pourraient arriver à la question "Qu'est-ce que la mort?", c'est une réponse, poursuit l'écrivain. Cette force, qui m'a appelé et dans laquelle je me suis fondu, elle ne s'est pas nommée. D'ailleurs, nulle part Dieu ne se nomme. Ce sont les hommes qui nomment Dieu. Ce sont les hommes qui utilisent les mots pour parler entre eux. » 
 
Sur les attentats de Paris 
Éric-Emmanuel Schmitt donnait une représentation à Bordeaux de Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran le 13 novembre dernier. À sa sortie de scène, il a appris, comme tout le monde, ce qui s'était passé à Paris.  
 
« Comment peut-on se déshumaniser à ce point-là? Comment peut-on considérer que les autres n'ont plus de valeur, qu'on puisse les tuer de sang-froid? Comment peut-on ne pas respecter la vie, autant celle de l'autre que la sienne? », s'interroge l'écrivain. 
 
« Les terroristes veulent nous diviser. Ils veulent que les Français non musulmans regardent avec suspicion et haine les Français musulmans. On ne tombera pas dans leur piège. On ne leur permettra pas de faire des recrues supplémentaires en étant racistes ou sectaires. On ne fera pas d'amalgames. » 
 
« Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran raconte le monde tel qu'il est parfois, tel qu'il n'est pas en ce moment et tel qu'on veut qu'il soit. Il faut la part d'utopie. Il faut la part de rêve, continue Éric-Emmanuel Schmitt. Je crois que les religions ne sont pas faites pour diviser, mais pour unir les hommes. » 
 
L'unité nécessaire 
« Une des plus grandes douleurs qu'on peut infliger à quelqu'un, c'est d'être indifférent. Ça crée de l'exclusion. Essayons d'être ensemble tout le temps », dit Éric-Emmanuel Schmitt. 
 
« Peut-être qu'on a un peu faibli sur notre modèle de société, sur notre manière de vivre ensemble. Du coup, dans cette espèce de désarroi et de solitude, voire de rejet de certaines populations, il y a une radicalisation. Les gens de Daesch vont chercher des fanatiques chez les plus ignorants. Il faut que les jeunes soient absolument dépourvus d'éducation religieuse pour qu'on puisse leur bourrer le crâne. » 
 
Pour une France sécuritaire 
« Je pense que non seulement la France est en guerre, mais que la guerre est en France, puisque les terroristes sont là et qu'ils sont prêts à faire de nouvelles attaques. Je n'aime pas l'angélisme. C'est bien que la gauche réalise que le motif sécuritaire n'en est pas un de droite. C'est un motif national », affirme Éric-Emmanuel Schmitt. 
 
« Je ne suis pas effrayé qu'on diminue les droits de ceux qui prêchent la haine, qui ne veulent pas vivre dans ce pays [la France] et qui veulent sa mort. » 

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Notre émission en direct du Salon du livre de Montréal

Avec Éric-Emmanuel Schmitt, Annick Lefebvre, Jean Désy, Érika Soucy, François Létourneau, Catherine Trudeau, Patrick Isabelle et Alexandre Fontaine Rousseau | Photos : Olivier Paradis-Lemieux

Posté par Plus on est de fous, plus on lit sur jeudi 19 novembre 2015

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Les références de l'émission du 19 novembre 2015

Entrevue avec Jean Désy 
L'accoucheur en cuissardes, de Jean Désy, Éditions XYZ, mars 2015 
Bras-du-Nord, de Jean Désy et Normand Génois, Mémoires d'encrier, septembre 2015 
 
Au Salon du livre de Montréal :  
Vendredi le 20 novembre, à 15h30, il animera une discussion autour de la poésie du Nord avec l'invité d'honneur José Acquelin, Joséphine Bacon, et Normand Génois. 
 
Dimanche le 22 novembre, à 15h30, il participera à une table ronde animée par Ianik Marcil : « La médecine à l'échelle humaine » avec Christine Angelard, Alain Vadeboncoeur, et Ouanessa Younsi. 
 
Entrevue avec Éric-Emmanuel Schmitt 
La nuit de feu, d'Éric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, septembre 2015 
 
Sa pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran sera présenté en première nord-américaine à Montréal en Lumière les 19 et 20 février 2016, sur la scène de la Salle Pierre-Mercure. Éric-Emmanuel Schmitt montera exceptionnellement sur les planches montréalaises pour incarner Momo. 
 
Entrevue avec les jeunes auteurs 
Alexandre Fontaine Rousseau sera au stand 100 du Salon du livre de Montréal vendredi de 17h à 19h, samedi de 11h à 13h et dimanche de 13h à 14h et de 17h à 19h. 
 
Annick Lefebvre sera au stand 100 du Salon du livre de Montréal vendredi de 18h à 19h, samedi de 16h à 17h et dimanche de 15h à 16h 
 
Patrick Isabelle sera au stand 526 vendredi de 16h à 17h et samedi de 13h à 14h 
 
Chronique littérature jeunesse 
Les choix de Catherine Trudeau : 
Poka et Mine, de Kitty Crowther, L'école des loisirs, collection Pastel 
Toto veut la pomme, de Mathieu Lavoie, Comme des géants 
Le deuxième étage de l'océan, de Carle Coppens, illustré par Julie Rocheleau, Le Quartanier, collection Porc-Épic 
 
Les choix de Patrick Isabelle 
Quand hurle la nuit, de Mario Brassard, Soulières 
Le canal de la peur, de Laurent Chabin, Éditions Hurtubise 
La bande des quatre, d'Alain M. Bergeron, François Gravel, Martine Latulippe et Johanne Mercier, FouLire

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