ICI Radio-Canada Première

Plus on est de fous, plus on lit!

Plus on est de fous, plus on lit! rss

En semaine de 13 h à 14 h 
(en rediffusion à 20 h)

Marie-Louise Arsenault

Plus on est de fous, plus on lit!
10 jeunes auteurs à surveiller 2014
dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
 
 
 
 
 
1
2
34567
8
9
1011121314
15
16
1718192021
22
23
242526
27
28
29
30
 
 
 
 
 
 

Les meilleurs moments : Émission du mercredi 26 novembre 2014

Société

Franz-Olivier Giesbert : les animaux ont droit au respect

Franz-Olivier Giesbert, auteur du livre <i>L'animal est une personne</i>
Franz-Olivier Giesbert, auteur du livre L'animal est une personne     Photo : Fayard/Getty/AFP/Fred Dufour

Intelligents et sensibles, « les animaux sont bien plus proches des humains que la tradition philosophique l'enseigne », insiste le journaliste français Franz-Olivier Giesbert. Dans son livre, L'animal est une personne, il dénonce la cruauté de l'industrie alimentaire et de l'abattage rituel. Se décrivant lui-même comme un végétarien à géométrie variable, il ne livre pas pour autant un plaidoyer pour le végétarisme, mais un plaidoyer pour le respect envers les animaux. 
 
Élevé à la ferme, l'ex-directeur de la rédaction du Point, du Nouvel Observateur et du Figaro porte la cause animale en lui depuis l'enfance. Mais il avait des scrupules à engager les journaux qu'il dirigeait dans des causes personnelles. Libéré de ses fonctions éditoriales, il a écrit ce livre « pour éveiller les consciences ». 
 
« Je ne veux pas qu'on remette l'animal au centre de la société. Je ne vais pas jusqu'à dire qu'ils sont égaux. Il y a une part de provocation quand je dis que l'animal est une personne. Mais regardez les yeux d'un chat, d'un chien. Ils nous disent des choses. Et la perruche, elle nous parle! » 
 
L'abattage rituel 
« Je m'éloigne des intégristes du végétarisme, que je respecte par ailleurs. Mais mon discours est un peu différent. Je suis d'accord pour manger des animaux, à condition qu'ils aient été élevés en plein air. À condition, aussi, de les abattre avec respect, ce qui n'est pas le cas actuellement avec l'abattage rituel », dit Franz-Olivier Giesbert, qui souligne qu'un steak sur deux en France est maintenant halal. « C'est-à-dire tué dans de très mauvaises conditions, dans un stress maximum. C'est une mauvaise viande et qui, en plus, est bourrée de toxines. » 
 
Référence : 
L'animal est une personne. Pour nos sœurs et nos frères les bêtes, Franz-Olivier Giesbert, Fayard, octobre 2014 
 
Manifeste pour les animaux, Franz-Olivier Giesbert, Autrement, octobre 2014 

Livres

Les combats de Julius Grey

L'avocat Julius Grey dit que son identité québécoise est devenue la plus forte avec les années.
L'avocat Julius Grey dit que son identité québécoise est devenue la plus forte avec les années.     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

Julius Grey n'a jamais eu peur de se contredire au cours de sa longue carrière. Il s'est d'abord fait connaître comme opposant à la loi 101 avant de la défendre quelques années plus tard. Avocat du jeune sikh Gurbaj Singh Multani qui voulait continuer de porter le kirpan à l'école, il se prononce aussi contre le multiculturalisme. À l'occasion de la parution d'une série d'entretiens publiés aux Éditions du Boréal, ce Polonais d'origine retrace son parcours intellectuel complexe, à l'image de son identité. 
 
« Je n'étais pas contre le français, mais comme toutes les révolutions, la loi 101 allait trop loin », raconte Julius Grey, arrivé à neuf ans au Canada. « J'ai compris plus tard que le français devait être protégé dans un contexte nord-américain et que le Québec était accueillant. Je suis devenu de plus en plus Québécois, et c'est cette identité qui est devenue la plus forte. » 
 
Il explique qu'il a défendu Gurbaj Singh Multani parce qu'il considère que les accommodements sont nécessaires afin d'intégrer plus rapidement et plus complètement les immigrants. « J'ai dit à mes clients sikhs que j'étais pour leur droit de porter le kirpan, tout en ayant l'espoir que leurs petits-enfants ne le porteraient pas. » 
 
Référence : 
Julius Grey. Entretiens avec Geneviève Nootens, Éditions du Boréal, septembre 2014

Livres

Éloge de la diversité des langues

Benoît Melançon, professeur titulaire et directeur du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal
Benoît Melançon, professeur titulaire et directeur du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

L'historien Jean-Pierre Minaudier lit des grammaires comme d'autres lisent des romans. Il en possède 1186, qui décrivent en tout 878 langues. De 2005 à 2010, il n'a lu que des grammaires, non pas pour apprendre les langues, mais pour comprendre leurs différences. Truffé d'exemples et d'anecdotes tirés de ses lectures, son livre Poésie du gérondif. Vagabondages linguistiques d'un passionné de peuple et de mots, qu'a lu notre collaborateur Benoît Melançon, rend hommage à la diversité du langage humain. 
 
« On sent chez lui qu'il y a une certaine tristesse à faire ces lectures parce que nombre de ces langues sont disparues ou sont en train de disparaître. Mais c'est un livre très drôle et pétillant », dit Benoît Melançon, professeur titulaire et directeur du Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal. 

VOS SUGGESTIONS

 

Chaque jeudi, nous choisissons trois livres parmi vos recommandations!
 Faites-nous vos suggestions

 

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes!


Archives par date ou consultez les archives du site
dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
 
 
 
 
 
1
2
34567
8
9
1011121314
15
16
1718192021
22
23
2425
26
27
28
29
30
 
 
 
 
 
 

Prochainement à l'émission

Le jeudi 27 novembre 2014
Philosopher ou faire l'amour?; Simon Boulerice plonge dans la biographie de Gérard Depardieu

Consultez le guide horaire

Dernière baladosiffusion disponible

Plus on est de fous, plus on lit!

Réseaux Sociaux Devenez fans Suivez-nous sur Twitter
Automne 2014Sur les traces de Kerouac, le livre numériqueArts et divertissement - LittératureSalon du livre de Montréal 2014