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Plus on est de fous, plus on lit!

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En semaine de 13 h à 14 h 
(en rediffusion à 20 h)

Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 17 décembre 2014

Arts et culture

François Létourneau : pourquoi j'écris

Le dramaturge, scénariste et comédien François Létourneau
Le dramaturge, scénariste et comédien François Létourneau     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

Même s'il a toujours écrit, le dramaturge, scénariste et comédien François Létourneau a vraiment embrassé l'écriture après une peine d'amour. Soudainement, il a senti que l'écriture lui faisait du bien. « Je me suis rendu compte que j'arrivais à exprimer dans l'écriture ce que je n'arrivais pas à exprimer dans la vie. » En pleine pré-production de la deuxième saison de Série noire, l'auteur de Cheech et des Invincibles a accepté de répondre à notre questionnaire « Pourquoi j'écris ». 
 
À quel âge avez-vous écrit votre premier texte? 
Je me souviens d'un premier roman, écrit à 11 ans. Ça s'appelait Vie ou mort. C'était une enquête policière dans les rues de Londres. Mon héros s'appelait Gregory Jefferson.  
 
Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire? 
C'est une peine d'amour qui a tout déclenché. Avant, j'écrivais dans les cours, parce qu'on me le demandait. À 18 ans, pour la première fois, j'ai senti un déclic. J'ai senti que l'écriture me faisait du bien. 
 
Vos parents étaient-ils fiers de vous? 
Oui, je pense. 
 
Qui vous a donné confiance? 
Au cégep, un professeur de poésie qui s'appelait Claude Paradis. C'est le premier qui m'a dit : « Tu pourrais être écrivain ».  
 
Quel est le meilleur conseil qu'on vous ait donné? 
Fais à ta tête.  
 
À quel moment avez-vous compris que l'écriture deviendrait votre métier?  
Quand Claude Poissant a accepté de monter Stampede, ma première pièce. 
 
Quel autre métier avez-vous exercé? 
Je suis aussi comédien.  
 
Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez vu votre première oeuvre publiée? 
J'ai ressenti une grande fierté. J'ai dû passer des heures à contempler mon premier exemplaire. 
 
Quelle est votre motivation quotidienne? 
J'aime ce que je fais. C'est la meilleure motivation. 
 
Qu'est-ce qui vous comble le plus dans votre travail? 
Le sentiment d'être arrivé à exprimer une chose qui était cachée en moi. (C'est rare, mais ça arrive.) 
 
Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier? 
Une courte pièce qui s'appelle Gary de l'Ohio. C'est mon premier texte de théâtre (avant Stampede). Quand je le relis, encore aujourd'hui, je l'aime beaucoup. Je ne changerais pas une virgule. Ce qui n'est pas vrai pour tous mes autres textes. 
 
La phrase, le dialogue ou le texte dont on vous a le plus parlé? 
Je dirais Série noire. On me cite souvent des répliques.  
 
Un mot ou un signe de ponctuation que vous affectionnez particulièrement, que vous aimez écrire? 
J'aime beaucoup les points de suspension.  
 
On ne parle que de soi : commentez. 
Je suis d'accord. 
 
Avez-vous déjà été censuré? 
Par les autres, jamais. Par moi, souvent! 
 
Êtes-vous sensible aux commentaires, aux critiques ou au regard des autres? 
Oui, vraiment. Et pourtant, quand j'écris, je ne pense jamais à ça.  
 
Pourquoi ou pour qui écrivez-vous? 
J'écris pour moi. J'écris pour me retrouver, moi. Harold Pinter disait : « When you can't write, you feel you've been banished from yourself. [Quand on ne peut pas écrire, on se sent comme si on avait été banni de soi-même] ». C'est ma phrase préférée de tous les temps! 
 
Avez-vous été étonné par certaines perceptions qu'on avait de votre travail? 
Constamment. C'est encore plus vrai pour mon travail à la télévision. La perception des gens m'étonne toujours. 
 
Un lieu ou une ville qui vous inspirent? 
New York. 
 
Avez-vous expérimenté la création sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue?  
Pas vraiment. Des fois, un peu saoul, il m'arrive d'avoir des idées... 
 
En vous relisant, à jeun, vous êtes-vous trouvé bon? 
...qui sont rarement bonnes. 

Société

De la violence des religions

Jocelyn Maclure, professeur à la Faculté de philosophie de l'Université Laval, et Olivier Bauer, professeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal
Jocelyn Maclure, professeur à la Faculté de philosophie de l'Université Laval, et Olivier Bauer, professeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal     Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux

Du djihad aux croisades, les religions ont été utilisées de tout temps par les hommes afin de justifier conquêtes, guerres impérialistes et conflits locaux. Dans son livre Fields of blood : Religion and the history of violence, l'auteure britannique Karen Armstrong affirme toutefois que cette violence émane du politique et non des religions. Pour cette soeur défroquée, les cultes organisés ne seraient donc pas intrinsèquement porteurs d'agression, d'intolérance et de division. Le professeur de philosophie Jocelyn Maclure et le professeur de théologie Olivier Bauer ont lu l'ouvrage de cette historienne autodidacte. Un livre riche et fort intéressant qu'ils trouvent nécessaire à une époque trouble marquée par le son des bombes.

Société

Susan George : les grandes entreprises s'arrogent le pouvoir politique

L'essayiste franco-américaine Susan George
L'essayiste franco-américaine Susan George     Photo : Getty/AFP

Sans céder aux théories conspirationnistes, la chercheuse et militante franco-américaine Susan George s'efforce de démontrer dans son plus récent livre que les entreprises transnationales contrôlent les décisions des gouvernements et des organisations internationales. « Les entreprises transnationales sont partout. Elles interviennent dans les traités internationaux jusqu'aux conférences des Nations unies », explique-t-elle à Marie-Louise Arsenault. 
 
« Les groupes d'experts que les gouvernements consultent sont issus à au moins 80% de ces grandes entreprises. C'est donc assez naturel que les gouvernements écoutent leurs voix, soit parce qu'ils sont mal informés, soit parce qu'ils trouvent absolument normal de gouverner pour ces entreprises plutôt que pour les peuples », explique Susan George. 
 
Référence : 
Les usurpateurs : comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir, Susan George, Éditions du Seuil, novembre 2014 

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Le mercredi 17 décembre 2014
Un entretien avec Suzanne Georges; François Létourneau nous explique pourquoi il écrit

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