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Marie-Louise Arsenault

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Arts et culture

Érotissimo : le sexe chez les Autochtones

Le mardi 25 mars 2014

Les premiers observateurs des Amérindiens et des Inuit décrivaient chez eux une sexualité débridée et permissive. Ils ont également remarqué les codes stricts et les interdits qui la régissaient. Qu'en était-il vraiment? Caroline Allard a lu Éros et tabou : sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit, qui tente de répondre à la question. Un ouvrage d'un grand intérêt si l'on arrive à passer outre à son langage universitaire. 
 
Des observations biaisées 
Bien que les missionnaires et explorateurs aient laissé derrière eux de nombreuses descriptions des pratiques autochtones ancestrales, on a tardé à vraiment étudier leur sexualité d'un point de vue scientifique, détaché des codes occidentaux. La construction sociale et familiale particulière des Amérindiens et des Inuit, par exemple, a longtemps fait croire que ceux-ci favorisaient l'inceste, alors qu'il n'en était rien. 
 
« Il y avait des travestis qui l'étaient devenus après un rêve ou une vision. Les religieux les voyaient comme des homosexuels, alors qu'ils étaient "bispirituels" : ils possédaient l'esprit d'un homme et d'une femme et pouvaient ainsi faire le pont entre les deux sexes, illustre Caroline Allard. Il existait par ailleurs un troisième sexe : un bébé garçon pouvait être la réincarnation de sa grand-mère. » 
 
Pas un comportement distinct 
L'anthropologue Frédéric Laugrand et l'historien Gilles Havard ont supervisé Éros et tabou : sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit. Avec de nombreux collaborateurs, ils tentent de dégager des constats qui ne seraient pas teintés de nos valeurs de colonisateurs. 
 
« Les Amérindiens et les Inuit n'ont jamais traité la sexualité comme étant distincte du reste des comportements humains », souligne Caroline Allard.


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