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Société

L'abécédaire du féminisme : G pour grosse, H pour hystérie, I pour inégalités

Le mardi 28 janvier 2014

La blogueuse Aurélie Lanctôt, l'auteure Martine Delvaux et la chroniqueure Rima Elkouri.
La blogueuse Aurélie Lanctôt, l'auteure Martine Delvaux et la chroniqueure Rima Elkouri.     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

En octobre dernier, le site américain Jezebel faisait paraître une encyclopédie consacrée aux femmes. Plus on est de fous, plus on lit! continue la construction de sa réponse bien canadienne, en explorant, avec l'aide d'invitées, les mots marquants du féminisme. La blogueuse Aurélie Lanctôt, l'auteure Martine Delvaux et la chroniqueuse Rima Elkouri proposent des entrées pour les lettres G, H et I. 
 
Pour Martine Delvaux, la lettre G est pour « point G », cette partie de l'anatomie féminine qui continue de faire l'objet d'affirmations douteuses sur ce que devrait être la sexualité des femmes. H est pour « hystérie », cette condition nerveuse fictive dont on taxait souvent les femmes à l'époque victorienne, et même au-delà. I est pour « indépendance », concept aussi central que mal défini de la vie de toute femme moderne.  
 
« Ce qu'on voit sur la place publique, c'est le prix qu'on paye pour cette indépendance », souligne-t-elle. 
 
Aurélie Lanctôt associe la lettre G à « grosse », un qualificatif trop vite accordé aux femmes à l'heure où les modèles corporels féminins demeurent irréalistes. H est pour « homme », à qui la place accordée reste encore floue dans le discours féministe. I est pour « intersectionnalité », ou entrecroisement des divers systèmes d'oppression et des appartenances identitaires au sein des groupes de femmes.  
 
« Avec la charte, en ce moment, tout le monde se dit féministe, mais c'est un féminisme à taille unique », note-t-elle. 
 
Rima Elkouri donne la lettre G à « garderie », un champ de bataille pour l'émancipation des femmes où bien des combats restent encore à mener. H est pour « honneur », ou crimes d'honneur, des agressions jugées acceptables dans certaines cultures, qui visent souvent les femmes et demeurent trop souvent impunis. I est pour « inégalités », soit les écarts qui persistent entre la condition des hommes et celle des femmes, et ce, dans plusieurs domaines. 
 
« J'aimerais bien croire que la charte du PQ ferait du Québec un paradis égalitaire, mais je reste sceptique », commente-t-elle.


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