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Arts et culture

La blessure italienne de Sylvie Laliberté

Le lundi 26 août 2013

L'artiste multidisciplinaire Sylvie Laliberté.
L'artiste multidisciplinaire Sylvie Laliberté.     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Artiste multidisciplinaire montréalaise, Sylvie Laliberté s'est fait connaître par sa musique, ses installations vidéo, son travail de photographe, etc. Elle est également auteure. Quand j'étais Italienne est son deuxième ouvrage. Paru aux éditions Somme toute, une toute nouvelle maison d'édition québécoise, le livre lève le voile sur un pan trouble de sa vie de famille et de l'histoire canadienne, soit le séjour de son grand-père italien dans un camp d'internement durant la Deuxième Guerre mondiale. 
 
Environ 600 Canadiens d'origine italienne ont été arrêtés par la GRC, puis détenus dans des camps, à Halifax ou à Petawawa, entre 1940 et 1943, en raison de leurs liens présumés avec des organisations fascistes. C'était la conséquence de l'alliance de l'Italie de Mussolini avec l'Allemagne et le Japon.  
 
Prado, grand-père italien de Sylvie Laliberté, était l'un d'entre eux. Quand j'étais Italienne relate le douloureux épisode, mais aussi le racisme ambiant dont les Canadiens d'origine italienne faisaient l'objet à l'époque, la honte de leurs origines qu'ils étaient amenés à ressentir, la peur qui les rongeait, ainsi que le silence auquel ils ont été astreints, soit par l'État, soit par eux-mêmes.  
 
« C'est très difficile d'en parler pour moi, parce que c'était interdit d'en parler dans ma famille », explique Sylvie Laliberté, qui admet ressentir encore beaucoup de colère, même si elle s'exprime parfois avec humour. 
 
À la fin de son internement, Prado a dû signer des documents assurant son silence. Ni sa femme, ni ses enfants n'ont souhaité briser ce serment, même des décennies plus tard. C'est ce qui a motivé Sylvie Laliberté à écrire Quand j'étais Italienne. « C'est comme cela que je suis devenue enragée : j'ai réalisé qu'on ne saurait rien de cette histoire, s'exclame l'auteure. C'est ça qui détruit vraiment les gens : c'est le silence! »


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