ICI Radio-Canada Première

Plus on est de fous, plus on lit!

Plus on est de fous, plus on lit! rss

En semaine de 13 h à 15 h 
(en rediffusion à 1 h)

Marie-Louise Arsenault

Plus on est de fous, plus on lit!
Logo Radio-Canada

Livres

Pourquoi j'écris : l'inspiration naturelle de Louis-José Houde

Le mercredi 11 mars 2015

L'humoriste Louis-José Houde
L'humoriste Louis-José Houde     Photo : Radio-Canada/Christian Côté

On oublie parfois que l'humoriste Louis-José Houde entretient une relation très rapprochée avec l'écriture et la lecture. Parrain du Prix littéraire des collégiens 2015, auteur de chroniques humoristiques sur la littératures, il explique comment le processus d'écriture lui est clair, limpide et rassurant. 
 
À quel âge avez-vous écrit votre premier texte? 
En 6e année, pour une composition écrite à l'école, j'avais écrit l'histoire d'un pamplemousse rose qui discutait avec des pamplemousses blancs. 
 
Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire? 
L'envie de faire rire en premier.  
 
Vos parents étaient-ils fiers de vous? 
Oui, ils étaient fiers, mais ils trouvaient que je faisais beaucoup de fautes. 
 
Pourriez-vous nous lire un extrait d'un texte de jeunesse? (Journal, poème...)  
Non. 
 
Qui vous a donné votre première chance et vous a donné confiance? 
François Avard. Depuis, il lit tout ce que j'écris et je commence à avoir confiance en mon texte quand je lui fais lire quelque chose et qu'il trouve ça bon. 
 
Quel est le meilleur conseil qu'on vous a donné? 
L'humoriste américain Chris Rock a dit dans un article du Rolling Stone : « Écris tous les jours et si tu arrives à écrire une chose drôle par jour, c'est parfait. » 
 
À quel moment avez-vous compris que ça deviendrait votre métier?  
Le 4 mai 1996, vers 22 h 30... Lors du premier spectacle de Patrick Huard, que j'ai vu ce soir-là. J'ai commencé à écrire en sortant du spectacle. 
 
Quel autre métier avez-vous exercé? 
Aucun à part des jobs d'été. J'ai commencé à faire de l'humour à 18 ans. 
 
Quelle est votre motivation quotidienne? 
Le marché de l'humour est petit au Québec. Quand tu écris un texte, que ce soit pour l'ADISQ ou pour un spectacle, tu sais que ça ne sortira pas dans le vide, que ça va rejoindre le monde. Beaucoup de monde même. C'est très motivant 
 
Qu'est-ce qui vous comble le plus dans votre travail? 
Quand j'écris quelque chose de nouveau, que je l'essaie et que ça fonctionne. 
 
Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier? 
Le dernier numéro de mon spectacle (Les heures verticales) qui porte sur le couple. C'est un sujet très exploité, mais je trouve qu'il ne sonne pas « cucul ».  
 
Quels sont la phrase, le dialogue ou le texte dont on vous a le plus parlé? 
Le numéro sur l'avortement dans mon précédent spectacle (Suivre la parade). 
 
Écrivez-vous à voix haute? 
Oui, tout le temps 
 
Quel est le mot ou le signe de ponctuation que vous affectionnez particulièrement? 
Le patois « christie » et tout ce qui finit en « et », comme clapet, j'aime ça. 
 
On ne parle que de soi : commentez. 
Si je raconte quelque chose, je le mets au « je » pour rejoindre le plus de monde. Ça donne l'impression qu'on parle de soi, mais c'est souvent un faux « je ». 
 
Avez-vous déjà été censuré? 
Non, pas vraiment. 
 
Êtes-vous sensible aux commentaires (critiques, regard des autres)? 
De moins en moins. Je suis sensible aux critiques à propos du spectacle. Je prends en considération leur point de vue. Toutefois, le regard des autres me touche de moins en moins, car nous sommes à une époque où tout le monde ressent le besoin de donner son opinion, sur tout et sur n'importe quoi, en tout temps. 
 
Pourquoi ou pour qui écrivez-vous?  
Pour l'acte. Parce que j'aime ça, parce que ça sort tout seul.  
 
Avez-vous été étonné par certaines perceptions qu'on avait de votre travail?  
Pas tellement. 
 
Quel est le lieu ou la ville qui vous inspire?  
À Paris, j'ai écrit une grande partie de mon dernier spectacle là-bas. Sinon, à la campagne, j'écris beaucoup à mon chalet. 
 
Avez-vous déjà créé sous l'influence de la drogue ou de l'alcool?  
Oui. Ça n'arrive pas souvent, mais c'est arrivé dernièrement que j'aie eu un flash après deux verres de vin. J'ai donc écrit toute la soirée ce jour-là. Ce n'est jamais volontaire, je ne bois pas pour m'inspirer, ça vient tout seul. 
 
En vous relisant, à jeun, vous êtes-vous trouvé bon?  
Pas tout le temps, mais c'est arrivé. Je dirais que pour le dernier Gala de l'ADISQ, il y a beaucoup de choses que j'ai écrites en prenant un verre de vin au restaurant. 
 
Quel serait l'honneur qui vous comblerait le plus? 
Être le roi de la montagne. 
 
Comment souhaiteriez-vous que l'on se souvienne de vous? 
Comme le roi de la montagne, mais surtout comme celui qui a fait du bien à des gens qui ne se sentaient peut-être pas en pleine forme, mais qui se sont sentis un peu mieux après avoir vu son spectacle (c'est la plus belle chose qu'on puisse se faire dire). Bref, je voudrais être vu comme un « détristeur ».


Créer un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

7 décembre 2015

Au club de lecture : le polar, pour le meilleur et pour le pire

7 décembre 2015

L'actualité vue par les livres : le racisme envers les Autochtones

4 décembre 2015

Micro ouvert de Mélissa Verreault : Rimes embrassées pour peuple éploré

4 décembre 2015

Ode insomnie

4 décembre 2015

La liste de Pierre Curzi

4 décembre 2015

Au cabaret : enquêtes et réprimandes littéraires