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Marie-Louise Arsenault

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Livres

Une grande entrevue avec Ken Follett

Le jeudi 21 février 2013

Ken Follet | © Luke Wolagiewicz 2012
Ken Follet | © Luke Wolagiewicz 2012

C'est le maître du roman d'espionnage, du thriller et de la fresque historique. Le romancier britannique Ken Follett, dont les livres se sont écoulés à plus de 100 millions d'exemplaires, a notamment séduit les lecteurs avec L'arme à l'oeil, Les piliers de la terre et La trilogie du siècle. Pendant une heure, il se raconte avec générosité, abordant les grands morceaux de son oeuvre, mais discutant aussi politique, démocratie, extrême droite et religion. 
 
Amoureux de la littérature française, notamment de Proust, Ken Follett a vécu quelques années dans le sud de la France et s'exprime dans un français admirable. Né dans une famille très religieuse qui appartenait à une faction protestante des Born again Christian, il a été éloigné de la musique pop, de la télévision et de la radio toute son enfance. Il s'est rattrapé plus tard en pratiquant le journalisme culturel pour différents médias londoniens. Néanmoins, son enfance privée de télévision lui a permis de s'initier très jeune à la littérature : il fréquentait assidûment la bibliothèque municipale et y a découvert les romans de la série James Bond, de Ian Fleming, qui auront une influence déterminante sur son oeuvre.  
 
Étudiant en philosophie à l'Université de Londres, il se détache de l'héritage chrétien familial et développe son propre regard sur le monde, fait d'un athéisme convaincu, d'une curiosité insatiable, d'un scepticisme constant et d'un vif intérêt pour la politique. Impliqué dans le Labour party, il a notamment combattu les politiques de Margaret Thatcher dans les années 1980, et il continue de dénoncer les excès du gouvernement conservateur actuel en Grande-Bretagne. 
 
Quel est le roman dont il est le plus fier? Il répond sans hésiter Les piliers de la terre, parce qu'il a dû le défendre avec acharnement auprès de ses éditeurs, lesquels étaient sceptiques, très peu convaincus du potentiel succès d'un roman sur la construction des cathédrales. « Ce n'était pas très sexy sur papier, dit-il, mais j'étais persuadé que je pourrais écrire un livre très agréable sur ce sujet. Je ne cherche jamais à écrire des romans compliqués. »  


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