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Livres

David Foster Wallace : l'écrivain de la digression

Le mardi 5 février 2013

David Foster Wallace
David Foster Wallace

Il s'est enlevé la vie en 2008, mais David Foster Wallace occupe une large place en librairie cette année, avec un roman posthume, Le roi pâle, et une biographie, Every love story is a ghost story (par D.T. Max). Observateur attentif de l'Amérique et de son obsession du divertissement, l'auteur-culte a produit une oeuvre protéiforme, stylisée, ambitieuse, parfois labyrinthique, qui rend très densément compte de notre époque. Discussion. 
 
Benoît Melançon, qui a davantage lu les essais de David Foster Wallace que ses romans, explique qu'il y a quelque chose de maximaliste, d'enthousiaste et d'exubérant dans son écriture (ses romans font de plus de 1000 pages et contiennent de nombreuses notes de bas de page), mais qu'il est paradoxalement un maître de la concision. « L'une des choses qui frappent, dit-il, et qui déroutent au départ, c'est l'utilisation importante de l'abréviation dans ses textes. »  
 
Thomas Hellmann aime l'écriture digressive de David Foster Wallace, qui offre une expérience sensorielle et intellectuelle complexe, mais il se passionne particulièrement pour ses personnages d'écorchés et sa manière de rendre le quotidien plus grand que nature.  
 
« L'un des personnages du Roi pâle, dit-il, va vivre une expérience importante quand il entre, par erreur, dans un cours de comptabilité avancé donné par un professeur jésuite qui parle de la comptabilité comme d'une vocation. On se rend alors compte que les vrais héros de l'époque moderne ne sont plus les individus exceptionnels, ce sont ceux qui s'effacent dans le travail anonyme au nom du civisme ou de l'ordre social. Il y a là une possibilité de rédemption. »  
 
- Le roi pâle, de David Foster Wallace, Au diable vauvert, 2012 
- Every love story is a ghost story, de D.T. Max, Viking, 2012 
 


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