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Plus on est de fous, plus on lit!

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En semaine de 13 h à 14 h 
(en rediffusion à 20 h)

Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du vendredi 1 février 2013


Arts et culture

Au cabaret : forêt maléfique et vents emportés

Simon Boudreault et Louisette Dussault |© Radio-Canada / Philippe Couture
Simon Boudreault et Louisette Dussault |© Radio-Canada / Philippe Couture

Louisette Dussault contamine le studio 17 de son énergie folle pour interpréter, avec les comédiens Simon Boudreault et Marie-Josée Bastien, des extraits de Hansel et Gretel, d'Autant en emporte le vent et de poèmes de Gérald Leblanc. Le rock résonne : les Dales Hawerchuck chantent qu'ils ne sont « pas beaux en HD », pendant que Jean-Paul Daoust se plaint poétiquement de l'hiver.

EN COMPLÉMENTAUDIO - Écoutez le cabaret du 1er février 2013

Arts et culture

Louisette Dussault : une ingénue vive

Louisette Dussault | © Radio-Canada / Philippe Couture
Louisette Dussault | © Radio-Canada / Philippe Couture

Rieuse, d'une bonne humeur contagieuse, Louisette Dussault se décrit elle-même comme une « ingénue vive ». Les années passent, mais elle ne s'assagit jamais, jouant trois rôles de front à la télé cette saison, dans les séries Trauma et Destinées, et dans le téléroman L'auberge du chien noir. Entre deux tournages, elle lit des ouvrages historiques, se nourrit de l'oeuvre de Gauvreau et regarde des films mélancoliques.  
 
À qui aimerait-elle écrire? 
À un ami malien, directeur d'un théâtre, qui doit avoir des ennuis en ce moment 
 
Quel livre a marqué son enfance? 
François le bossu, de la comtesse de Ségur 
 
Quel livre l'aide à vivre? 
Métamorphose de l'âme et ses symboles, de Carl Gustav Jung 
 
Quel livre se vante-t-elle d'avoir lu? 
Métamorphose de l'âme et ses symboles, de Carl Gustav Jung 
 
Quel livre a-t-elle honte d'avoir lu? 
Lestat le vampire, d'Annie Rice 
 
Quel est, à son avis, le plus beau personnage de cinéma? 
Ixe-13, personnage interprété par André Dubois dans le film IXE-13, de Jacques Godbout (dans lequel Louisette Dussaut tenait également un rôle) 
 
Quel livre se promet-elle de lire cette année? 
Une histoire de la deuxième Guerre mondiale, de Max Gallo (elle en est au troisième tome, Le souffle de la victoire
 
Quel livre aime-t-elle offrir en cadeau? 
Les écrits sur l'art, de Claude Gauvreau 
 
Quels mots, à son avis, définissent le mieux notre époque? 
« Gâtée » et « pressée »  
 
Quel film peut-elle voir et revoir sans se lasser? 
Casque d'or, de Jacques Becker 
 
Quelle est, à son avis, la série télé la plus marquante? 
Rumeurs 
 
Quelle réplique qu'elle a déjà dite lui est restée en mémoire? 
« Oublie pas de ramener le journal », dans Une maison face au nord, pièce de Jean-Rock Gaudrault dans lequel Louisette Dussault interprétait le rôle d'Anne-Marie Simard. 
 
Quel est, à son avis, le plus beau texte de chanson qui soit? 
Un jour tu verras, de Marcel Mouloudji 

EN COMPLÉMENTAUDIO - La liste de Louisette Dussault

Musique

Les Dales Hawerchuk : rocker sa vie

Sylvain Séguin, Pierre Fortin et Sébastien Séguin, des Dales Hawerchuck | © Radio-Canada / Philippe Couture
Sylvain Séguin, Pierre Fortin et Sébastien Séguin, des Dales Hawerchuck | © Radio-Canada / Philippe Couture

Ils ont le rock dans le sang, et le hockey dans les veines : les Dales Hawerchuck sont de fiers Jeannois transplantés à Montréal pour vivre de vraies vies de rockeurs. Alors qu'ils terminent une série de concerts ayant culminé au 41e Tournoi provincial midget d'Alma, Pierre Fortin et les frères Sylvain et Sébastien Séguin font une halte dans notre studio.

EN COMPLÉMENTAUDIO - Les Dales Hawerchuck en prestation et en entrevue
HYPERLIEN - Le site web des Dales Hawerchuck

Arts et culture

Dans la forêt maléfique

Simon Boudreault et Louisette Dussault dans un extrait de <em>Hansel et Gretel</em> |© Radio-Canada / Philippe Couture
Simon Boudreault et Louisette Dussault dans un extrait de Hansel et Gretel |© Radio-Canada / Philippe Couture

« Le soir tomba mais personne ne vint chercher les pauvres enfants, qui se réveillèrent au beau milieu de la nuit ». C'est le triste sort d'Hansel et Gretel, abandonnés dans la forêt par leur famille sans le sou, jusqu'à ce qu'ils dénichent une maison en pain d'épices. On sait bien que cette histoire finira bien autrement, mais le plaisir de la raconter est indéniable. Extrait. 

EN COMPLÉMENTAUDIO - Louisette Dussault, Marie-Josée Bastien et Simon Boudreault jouent Hansel et Gretel

Arts et culture

« Je ne saurais envisager l'existence sans vous »

Marie-Josée Bastien (Scarlett) et Simon Boudreault (Rett) dans  <em>Autant en emporte le vent</em> |©Radio-Canada / Philippe Couture
Marie-Josée Bastien (Scarlett) et Simon Boudreault (Rett) dans Autant en emporte le vent |©Radio-Canada / Philippe Couture

Sortez tambours et trompettes : Clark Gable, l'interprète de Rett Butler dans Autant en emporte le vent, aurait célébré aujourd'hui son 112e anniversaire de naissance s'il était toujours des nôtres. En son honneur, Marie-Josée Bastien et Simon Boudreault lisent une scène du film de Victor Fleming. Rett fait la grande demande à la jolie Scarlett.

EN COMPLÉMENTAUDIO - L'extrait de Autant en emporte le vent

Arts et culture

L'Ode hivernale de Jean-Paul Daoust

Jean-Paul Daoust | © Radio-Canada / Philippe Couture
Jean-Paul Daoust | © Radio-Canada / Philippe Couture

« L'hiver ça se vit en taxi ou en jet ». Derrière une vitre embuée, Jean-Paul Daoust contemple le spectacle de la blancheur hivernale, divisé entre l'envie d'applaudir cette beauté et de pester contre le temps polaire. Non, à vrai dire, « il haït l'hiver pour tuer ». Ode hivernale. 
 
« Ma vitre est un jardin de givre »  
- Émile Nelligan 
 
Ode hivernale 
L'hiver et son grand manteau d'hermine mitée 
Désastre domestique sur des ruines glacées 
La sloche comme décor hyperréaliste 
Les fleurs espérées en vain aux fenêtres 
La saison de l'imaginaire où on imagine 
De la végétation à l'amour 
Ces affreuses bourrasques froides qui labourent la peau 
Qui mettent des menottes de gel aux poignets 
Rendant les doigts raides comme des dents 
Et les yeux 
Au-dessus d'un nez maltraité 
À grands coups de grippe de rhume de sinusite 
Les arbres arborent férocement des griffes d'acier 
Le blanc de l'hiver tel un oeil crevé 
Charmante saison à la meringue de porcelaine brisée 
Se réfugier dans les dépanneurs les bars les restaurants 
Épicés si possible 
Pour pester contre le temps polaire 
Et sa face inodore de crème à glace surgelée 
Le feu dans la cheminée n'offre qu'un alibi de soleil 
Car sortir négligemment est flirter avec la mort 
J'haïs l'hiver pour tuer 
Les rues sales 
Le sel qui ronge 
La neige qui fond dans le cou 
Les pieds qui gèlent 
Quand vous sortez vous devez absolument savoir où vous allez 
Le noir et blanc de la saison à –30 
Comme si on était prisonnier d'une toile de Borduas 
Ou ce ciel javellisé 
Car lorsqu'il se pare de bleu 
C'est pour mieux se moquer de nous 
Nous rappelant qu'ailleurs il flotte nonchalamment 
Sur des paysages luxuriants 
Ah! j'aimerais pouvoir fuir comme les oiseaux 
Certes la première neige est charmante 
Ces confettis en robe de mariée 
Mais après deux mois je veux divorcer! 
Et suggérez-moi surtout pas les sports! 
Je n'aime pas patiner 
Même du patin de fantaisie 
Même avec du poivre de cayenne dans les patins 
Sur ces lames aiguisées comme des couteaux 
Les pieds se lamentent avant de s'engourdir 
J'ai jadis essayé le ballon-balai 
J'avais l'air d'une femme de ménage sur l'acide! 
Je n'aime pas skier 
Descendre comme un egg roll congelé 
Sur deux bâtons de popsicle 
Je préfère le zinc du chalet 
Et le ski de fond m'ennuie terriblement 
Comme si on jouait à une expédition dans le Grand Nord 
Pour entre les cèdres enchanteurs se casser la gueule 
Sur une pente abrupte 
Et se dire que ce n'est pas grave 
Que ça fait partie justement du sport 
Quant au skidoo no way! 
S'habiller comme un cosmonaute pour filer à toute vitesse 
En primates lobotomisés et bruyants 
Ah! il y a les raquettes 
Me voyez-vous un instant marcher  
En raquettes à la Alexis Labranche? 
Bouleau nouér! 
Aussi bien de demander à un ovni  
De danser la java sur une trampoline! 
La pêche sur la glace 
Franchement! 
Un beau lac ben frette ben gelé 
Creuser un trou 
Pic hache eau froide 
On the rocks c'est le cas de le dire 
Tout ça pour aller chercher un pauvre poisson 
Qui freak au boutte de voir la lumière 
Mon épicerie a tout ça 
J'envie les ours qui hibernent 
Moi dans ma caverne je deviens Platon 
Je regarde les ombres frigorifiées 
Et j'attends qu'elles se précisent au printemps 
Que les corps montrent enfin leurs formes leurs couleurs 
L'hiver ça se vit en taxi ou en jet 
Complètement paranoïaque dans ma fenêtre je contemple 
Le blanc rosé de la neige 
Sa splendeur froide et lisse 
La couche de latex drabe qui recouvre l'azur 
Et le mal de coeur me pogne 
L'hiver 
Une overdose 
Une saison qui exagère pour le pire 
Féroce en plus 
Et qui coûte cher 
Il faut s'habiller avec du style si possible 
Ce qui est loin d'être évident 
Il faut chauffer prix pétrole ou électrique ou gaz 
Ou polluer avec le bois dans le foyer 
Surtout il faut pelleter 
L'idée d'aller m'acheter une pelle me rend hystérique 
Faire un sentier jusqu'aux mangeoires 
Et poigner comme récompense 
Une crise cardiaque 
Ou une déchirure de la rate 
Enragé noir dans la maison  
Je me promène avec un foulard rose autour du cou 
Comme une relique de soleil qui se couche ce soir à Bahia 
Mais il faut bien faire les courses 
Respecter des engagements 
J'ouvre avec crainte la porte 
Aussitôt l'hiver se jette sadiquement sur moi 
En fait le seul plaisir de cette saison 
Qui n'en finit plus de finir 
Est que si vous donnez un party 
Vous pouvez laisser les bouteilles dehors 
Même là il faut les surveiller 
Sinon le champagne va péter au frette! 
 
Jean-Paul Daoust 
janvier 2013 
 

EN COMPLÉMENTAUDIO - Écoutez l'ode

Arts et culture

« Moncton de coeur et de colère »

Marie-Josée Bastien et Simon Boudreault |© Radio-Canada / Philippe Couture
Marie-Josée Bastien et Simon Boudreault |© Radio-Canada / Philippe Couture

Ardent défenseur du chiac et de la poésie acadienne, Gérald Leblanc a sûrement écrit les plus belles louanges à la langue de chez lui. « Je te parlerai / Anyway / Dans la mélodie de ces mots / Avec l'intonation qu'il faut », écrivait-il dans le recueil Éloge du chiac, dont nos comédiens invités lisent quelques extraits choisis.

EN COMPLÉMENTAUDIO - Éloge du chiac en quelques extraits

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Le mardi 28 octobre 2014
Un entretien avec In Koli Jean Bofane; Heidegger, vu par Georges Leroux et Christian Nadeau

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