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(en rediffusion à 20 h)

Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du mardi 8 janvier 2013


Société

Les mots de 2013

Jonathan Livernois, Mani Soleymanlou, Georges Leroux et Nathalie Collard | © Radio-Canada / Philippe Couture
Jonathan Livernois, Mani Soleymanlou, Georges Leroux et Nathalie Collard | © Radio-Canada / Philippe Couture

2013 sera une année marquante ou ne le sera pas. Trop tôt pour le dire, mais il est déjà permis de rêver. La journaliste Nathalie Collard anticipe une année de mea culpa, dans la foulée de la commission Charbonneau. Jonathan Livernois croit que l'année littéraire sera celle de « l'école de la chainsaw », alors que Mani Soleymanlou rêve de « réappropriation » et que Georges Leroux imagine une année toute chinoise. Regard sur les mots qui feront ou ne feront pas 2013! 
 
Les mots de Nathalie Collard, journaliste 
Mea culpa : Suivant les révélations de la commission Charbonneau, nous entrons dans une ère d'excuses et de reconnaissance de la culpabilité. 
Pertinence : Dans la mer d'informations, d'opinions et de contenus auxquels nous sommes quotidiennement exposés, la pertinence est une valeur recherchée, un luxe, un objectif à atteindre. 
Drones : Il y a les drones (aéronefs commandés à distance) utilisés par le gouvernement américain. Mais les drones sont aujourd'hui utilisés dans toutes sortes de contextes, dont le journalisme, pour réaliser des reportages photo et vidéo en zone difficile d'accès. 
 
Les mots de Jonathan Livernois, professeur de littérature 
Majorité : En contexte de gouvernement minoritaire au Québec, la majorité est à conquérir, pour le Parti québécois, pour la Coalition avenir Québec et pour le Parti libéral du Québec. 
L'après- : L'année se déroulera beaucoup sous le signe de « l'après- » : l'après-2012, l'après-printemps érable, l'après-grève étudiante, l'après-gouvernement Charest, l'après-sommet... 
Chainsaw : L'expression est de Benoît Melançon, qui parle de « l'école de la chainsaw » pour évoquer « les jeunes auteurs contemporains dont l'écriture est caractérisés par une présence forte de la forêt, par la représentation de la masculinité, le refus de l'idéalisation et par une langue marquée par l'oralité ». Ajoutons à cela qu'ils se prêtent à une plongée vertigineuse dans le passé et dans l'imagerie populaire du Québec, de manière jamais misérabiliste.  
 
Les mots de Mani Soleymanlou, comédien, auteur dramatique et metteur en scène 
Réappropriation : Il faut se réapproprier notre ville, la nature, se réapproprier notre mémoire autant collective que personnelle. Se réapproprier le temps, également. 
Coexister : 2012 nous a montré la force du nombre. Il faut continuer dans le même sens, aller plus que jamais au-delà de la peur de l'autre. 
Précaution : En 2013, il faudra réfléchir avant d'agir, de voter, de scander, de juger. Se sortir de la crise économique en utilisant la précaution comme moteur et non comme frein. 
 
Les mots de Georges Leroux, professeur émérite de philosophie  
Chine/chinois : La Chine sera sur toutes les lèvres en 2013. La croissance des critiques à l'endroit du « made in China » aura d'importants effets de reflux sur la croissance chinoise. La Chine vivra sans doute une crise intérieure, alors que les demandes pour de meilleures conditions augmentent sans cesse et que les Chinois exigent plus de liberté et plus de démocratie. Vue d'un oeil occidental, la Chine développe en pire ce que nous jugeons condamnable dans notre propre civilisation (mégalomanie, croissance effrénée, pollution, ploutocratie). 
Jeunesse : Il faudra prendre soin de notre jeunesse, confrontée à des défis technologiques dans lesquels ils pourraient se perdre. Georges Leroux tire cette réflexion d'un essai de Bernard Stiegler, Prendre soin de la jeunesse et des générations, paru aux éditions Flammarion. 
 
 

EN COMPLÉMENTAUDIO - La discussion sur les mots de 2013

Livres

La République démocratique du Congo d'hier à aujourd'hui

Image tirée du livre <em>Congo, une histoire</em>, de David Van Reybrouck
Image tirée du livre Congo, une histoire, de David Van Reybrouck

Parue en 2010 en néerlandais, l'histoire de la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, patiemment rédigée par David Van Reybrouck aura dû être financée par un donateur anonyme pour qu'elle soit enfin traduite en français. Actes-Sud fait paraître ces jours-ci sous le titre Congo, une histoire cet ouvrage colossal, écrit comme un roman, qui raconte le pays de la préhistoire jusqu'à aujourd'hui. 
 
La RDC est très peu présente dans les médias. Pourtant, c'est le champ de bataille actuel de plusieurs puissances étrangères. Une guerre très importante, résultat de tensions internationales après le déplacement des Hutus à la suite du génocide rwandais, s'y déroule toujours. L'histoire du pays est d'ailleurs caractérisée par une série d'expropriations et de déportations, après sa colonisation par les Portugais, puis par les Belges.  
 
La RDC actuelle est aussi terrassée par le conflit des minéraux. La soif mondiale de coltan, de cassitérite et d'autres minéraux qui abreuvent l'industrie électronique a fini par créer toutes sortes de tensions quand des groupes armés (FARDC, CNDP, FDLR, PARECO, etc.) y ont vu un moyen de financer leurs activités guerrières. 
 
« Ce livre, dit Christian Nadeau, se lit comme un roman. Une forme audacieuse, qui pourra choquer les puristes, mais qui est tout de même servie par une recherche extrêmement rigoureuse. »  
 
- Congo, une histoire, de David Van Reybrouck, Actes-Sud, 2012 

EN COMPLÉMENTAUDIO - La chronique de Christian Nadeau
HYPERLIEN - Un documentaire sur la controverse qui entoure les « minéraux du conflit » au Congo

Arts et culture

Steve Gagnon : à la recherche d'un refuge

Steve Gagnon | © Radio-Canada / Philippe Couture
Steve Gagnon | © Radio-Canada / Philippe Couture

Grand sentimental et amoureux éperdu (c'est du moins ce qui transparaît de son écriture), Steve Gagon est un jeune comédien et auteur dramatique dont la plus récente pièce, Ventre, est présentée à La Licorne ces jours-ci. Deuxième partie d'une trilogie sur l'art de devenir adulte, la pièce met en scène un couple en pleine rupture, à la recherche d'un refuge. 
 
« Le monde extérieur, dit Steve Gagnon, tout ce qui se passe dehors, est à plusieurs égards vertigineux et effrayant. Le couple que j'ai imaginé est donc à la recherche d'une intimité qui les protège. La grande question est de savoir s'il est possible de faire perdurer cette bulle d'intimité, si elle constitue un véritable refuge et si on peut y conserver intacte une véritable authenticité. »

EN COMPLÉMENTAUDIO - L'entrevue avec Steve Gagnon
HYPERLIEN - Ventre est à l’affiche de La Licorne jusqu’au 23 janvier

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