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Marie-Louise Arsenault

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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 3 octobre 2012


Société

Cet extrémisme qui dicte nos vies

Jean-Jacques Pelletier  | © Radio-Canada  / Philippe Couture
Jean-Jacques Pelletier | © Radio-Canada / Philippe Couture

Dans le monde conformiste qui est le nôtre, l'humain occupe souvent une fonction d'exécutant ou de consommateur, mais il s'engage paradoxalement dans une quête de violence, d'extrême et de spectaculaire. Comment en sommes-nous arrivés à cette valorisation de l'extrême? Le romancier et essayiste Jean-Jacques Pelletier tente de répondre à cette question dans La fabrique de l'extrême, essai paru aux éditions Hurtubise. 
 
Après Les taupes frénétiques, essai dans lequel Jean-Jacques Pelletier constatait l'omniprésence des logiques de la drogue, du cancer, de la délinquance et de la pornographie dans nos vies, le célèbre auteur de thrillers s'intéresse aux causes de ce penchant vers les extrêmes et aux structures qui génèrent nos comportements les plus radicaux. 
 
L'essai témoigne du désarroi de la société dans laquelle nous vivons, dictée par de contraignants impératifs matériaux, économiques et politiques qui finissent par implanter un insidieux « système de contrôle », lequel finit par ne laisser aucune liberté aux hommes. Ces derniers se sentent alors désinvestis, non responsables de leurs propres actes. 
 
- La fabrique de l'extrême, de Jean-Jacques Pelletier, Hurtubise, 2012

EN COMPLÉMENTAUDIO - L'entrevue avec Jean-Jacques Pelletier

Livres

The end of men : De l'infériorité de l'homme

<em>The end of men and the rise of women</em>, de Hannah Rosin
The end of men and the rise of women, de Hannah Rosin

Les femmes surpassent les hommes sur tous les plans : à l'école, sur le marché du travail, dans la vie domestique. C'est le constat fait par Hannah Rosin dans The end of men and the rise of women. Le psychologue et essayiste Nicolas Lévesque et la journaliste Nathalie Collard discutent de ces hommes qui, selon Rosin, traînent de la patte et résistent profondément au changement. 
 
Cet essai est l'approfondissement d'un article portant le même titre, qui avait fait grand bruit lors de sa parution en 2010 dans le magazine The Atlantic et qui prétendait que « la vie moderne, dans le monde post-industriel, était tout simplement mieux conçue pour les femmes ». 
 
« Le livre, dit Nicolas Lévesque, a le mérite de s'intéresser à de grandes questions, qui m'apparaissent importantes et actuelles. Mais l'auteure se montre trop enthousiaste devant le seul succès des femmes dans le monde des affaires, se prêtant à une logique de guerre des sexes au lieu de valoriser une réelle égalité et un réel équilibre des rôles entre les hommes et les femmes. »  
 
« Hannah Rosin croit que la société se féminise, explique Nathalie Collard. Elle explique que les hommes devront s'adapter aux valeurs féminines : communication, flexibilité, concentration... et qu'ils y arrivent très mal pour l'instant. C'est un point de vue intéressant, mais je ne suis pas prête à dire que la société s'est à ce point féminisée. »  
 
- The end of men and the rise of women, Hannah Rosin, Riverhead, 2012 
 
À lire sur un sujet connexe : 
- Backlash, Susan Faludi, Barnes & Nobles 

EN COMPLÉMENTAUDIO - La discussion entre Nathalie Collard et Nicolas Lévesque
HYPERLIEN - Sur le même thème : un article d'Anne-Marie Slaughter dans The Atlantic

Livres

J.K. Rowling en fait trop

Le roman <em>Une place à prendre</em>, de J.K. Rowling  |© AFP / Thomas Samson
Le roman Une place à prendre, de J.K. Rowling |© AFP / Thomas Samson

La critique anglaise et américaine n'a pas été particulièrement tendre à l'égard du premier roman pour adultes de J.K. Rowling, célèbre auteure de la série Harry Potter. Que pensent nos collaborateurs François Lemay et Claudia Larochelle du récit Une place à prendre, paru cette semaine en français aux éditions Grasset? Que l'auteure étire inutilement la sauce et ratisse trop large, malgré une écriture habile. 
 
J.K. Rowling met en scène dans ce roman de 680 pages une galerie de personnages désoeuvrés, vivant dans la même petite communauté. C'est un roman réaliste, loin du monde merveilleux d'Harry Potter, dans lequel elle montre crûment les ravages de la drogue et expose une certaine misère sociale. 
 
« Malheureusement, dit François Lemay, Rowling se perd dans un dédale d'histoires qui viennent brouiller sa prémisse. En fait, Rowling construit, avec ce roman, une immense cathédrale romantico-littéraire alors qu'une maisonnette aurait peut-être fait l'affaire. »  
 
« On se rend compte, dit Claudia Larochelle, que les humains qu'elle présente, particulièrement Krystal, une jeune adolescente à problèmes dont la mère est héroïnomane, sont beaucoup plus intéressants et émouvants pris séparément pour ce qu'ils sont. Autrement dit, elle aurait du choisir un angle et s'y tenir. »  
 
- Une place à prendre, de J.K. Rowling, traduction de Pierre Demary, Grasset, 2012 

EN COMPLÉMENTAUDIO - La critique à quatre mains de François Lemay et Claudia Larochelle

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