#2a##5j##3# #5# Frappes américaines en Syrie : impulsives ou stratégiques? | Midi info | ICI Radio-Canada Première
Radio-Canada - zone Radio

Midi info

Midi info

En semaine de 11 h 30 à 13 h

Michel C. Auger

Midi info
Logo Radio-Canada

International

Frappes américaines en Syrie : impulsives ou stratégiques?

Le vendredi 7 avril 2017

Les États-Unis ont lancé 59 missiles contre une base aérienne en Syrie après l'attaque chimique présumée de mardi imputée au régime de Bachar Al-Assad.
Les États-Unis ont lancé 59 missiles contre une base aérienne en Syrie après l'attaque chimique présumée de mardi imputée au régime de Bachar Al-Assad.     Photo : Handout / Reuters

« Le résultat est une victoire rapide pour Donald Trump, qui a pu démontrer sa force. Militairement, ça ne fait pas avancer grand-chose parce que le régime de Bachar Al-Assad n'est pas fragilisé. Mais surtout, on vient éloigner une perspective diplomatique. Et on sait que cette guerre civile n'aura de solution que politique et non pas militaire », explique Pascal Boniface, de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), au micro de Michel C. Auger.  
 
« Je crains qu'on soit plus dans l'émotionnel et la communication que dans la stratégie à long terme. L'outil militaire n'est pas à bannir, mais il doit être mis au service d'un projet politique plus vaste, projet qu'on ne voit pas pour l'instant chez Donald Trump. Si Trump pense en venir à bout tout seul, il va se heurter au mur des réalités. Sans les Russes, il n'y aura pas de solution », ajoute le directeur de l'IRIS.  
 
Bachar Al-Assad et le recours aux armes chimiques 
 
« Militairement, Al-Assad n'en a pas besoin, il a fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts sans les armes chimiques. La seule explication rationnelle, c'est qu'il commençait à y avoir des négociations diplomatiques sous l'égide des Russes et qu'Al-Assad a voulu les torpiller afin de s'assurer de rester au pouvoir. Il craint possiblement que les Russes favorisent une solution qui soit le maintien du régime, mais sans lui », conclut M. Boniface. 
 
 
Faites-nous part de vos commentaires :  
 
 
- Par courriel  
 
- Par téléphone au numéro 1 855 295-­5206  
 
- Et sur Twitter @midiinfo 


Créer un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

24 avril 2017

Front national : « le parti des régions désespérées »

19 avril 2017

La bataille sur l'avenir de la gestion de l'offre reprend de plus belle

5 avril 2017

Hongrie : L'université ciblée par Orban refuse de fermer

23 mars 2017

Attentat terroriste à Londres : « Il est très difficile de parer ce genre d'attaque »

10 mars 2017

Louise Arbour : « La mobilité humaine est inévitable!  »