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Les meilleurs moments : Émission du mardi 30 août 2016

Société

Accompagner les patients qui se donnent la mort par le jeûne : un nouveau guide pour les médecins

Le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins
Le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins     Photo : Radio-Canada

L'histoire d'une femme atteinte de sclérose en plaques qui s'est laissée mourir de faim et de soif, racontée par son médecin de famille dans l'espoir de modifier les critères d'admissibilité à l'aide à mourir, est un cas rare, mais pas unique. Pour aider les médecins à faire face à ces situations délicates, le Collège des médecins du Québec prépare un guide clinique pour ses membres. En entrevue avec Michel C. Auger, le secrétaire de l'organisation, le Dr Yves Robert, décrit les objectifs du document. 
 
« On dit aux médecins : "Voici les phases du jeûne et les éléments que vous devez surveiller." Est-ce qu'à un moment donné, dans ce jeûne, on arrive à une zone irréversible où la mort s'en vient, où ne pourrait-on pas accélérer le processus en appliquant l'aide médicale à mourir? Il faut accompagner le patient et le réévaluer quotidiennement, voire plusieurs fois par jour, parce que son état peut évoluer rapidement. »  
 
Le Dr Yves Robert croit que les cas de mort par le jeûne pourraient être plus nombreux à l'avenir, puisque certaines personnes désirant avoir accès à l'aide médicale à mourir ne répondront pas aux critères établis par les lois. Si l'on ne respecte pas la loi, le médecin qui accomplit le geste est potentiellement soumis à des poursuites criminelles. C'est une zone de prudence qu'il faut gérer et ça pose problème.  
 
Le critère de la loi fédérale selon lequel il faut être en fin de vie pour obtenir l'aide médicale à mourir est problématique pour les personnes souffrant de maladies neurologiques dégénératives.  
 
« Le gros problème de nos lois actuelles réside beaucoup dans ce type de pathologie, où il est difficile d'établir un pronostic vital, c'est-à-dire établir quand la personne va mourir. Interpréter la notion de fin de vie est complexe. Nous, on souhaitait une terminologie plus clinique avec des termes comme "phases terminales".  » 
 
Le débat n'est pas simple à gérer sur le plan politique, reconnaît le Dr Robert.  
 
 
 
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