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Catherine Perrin

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Société

Les consommateurs de cannabis récréatif, ces gens comme les autres

Le mercredi 5 avril 2017

Une femme fume un joint.
Une femme fume un joint.     Photo : iStock

Ils ont un emploi, des enfants, ils fonctionnent dans la société, mais cela ne les empêche pas de consommer, occasionnellement ou régulièrement, de la marijuana à des fins récréatives. C'est le cas de l'entrepreneur Nelson Roberge, du gestionnaire de communauté Jean-Pierre Lachance ainsi que de Damien et de Marie, qui préfèrent conserver l'anonymat. À l'approche d'une possible légalisation du cannabis à usage récréatif, ils expliquent à Catherine Perrin que fumer du pot n'est ni un aller simple pour la maladie mentale ou la criminalité, ni un gage de paresse. 
 
« Il y a des choses bien plus graves dans la vie que fumer un petit peu de pot, déclare Nelson Roberge. Dans ma famille, les gens me connaissent bien... Ça ne se reflète pas [dans mes gestes], ce n'est pas grave. Je travaille dans le milieu des microbrasseries, du marketing d'entreprise, dans les [boissons], l'agriculture, dans la culture aussi. Ce sont des gens ouverts. » 
 
Légaliser pour mieux contrôler 
Jean-Pierre Plante voit d'un bon œil le projet de légalisation du gouvernement Trudeau. « Ça pourrait permettre de contrôler la substance et d'informer [la population], de faire une panoplie de choses qui feront que les jeunes commenceront peut-être à fumer un peu plus tard », dit-il. Selon lui, le commerce au noir fait en sorte qu'il est plus facile pour les adolescents, en ce moment, d'acheter de la marijuana que de l'alcool ou des cigarettes.  
 
Il se réjouit également de l'avènement d'un possible marché du « divertissement pour adultes » lié à la marijuana.  
 
Fumée facultative 
« Maintenant, il existe toutes sortes de façon de consommer [la marijuana], indique Marie. On n'est plus obligé de fumer un joint ou de fumer à la pipe, comme avant. Il y a des technologies, comme les vaporisateurs, qui permettent d'aller chercher [les substances actives] sans combustion. D'après moi, ça a un effet significatif sur la santé. » 
 
En tant que père de famille, Damien ne sait pas trop comment composer avec le fait que son fils de 13 ans a lui-même commencé à consommer de la marijuana. « Mon plus vieux m'a annoncé il y a deux mois qu'il consommait [du pot], raconte-t-il. Ça m'a fait un choc. Je savais que ça viendrait, mais je pensais que ça arriverait plus tard qu'à 13 ans. Moi, j'ai commencé à 17 ans. »


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