ICI Radio-Canada Première

Médium large

Médium large rss

En semaine de 9 h à 11 h 30 
(en rediffusion à 22 h)

Catherine Perrin

Médium large
Logo Radio-Canada

Société

Viande avariée : le scandale du Brésil ressemble à celui du Québec

Le jeudi 30 mars 2017

Des inspecteurs brésiliens examinent des carcasses de viande dans la foulée du scandale de viande avariée qui a éclaté le 17 mars.
Des inspecteurs brésiliens examinent des carcasses de viande dans la foulée du scandale de viande avariée qui a éclaté le 17 mars.     Photo : Getty/AFP/YASUYOSHI CHIBA

Des « charognards » qui profitent de la corruption et de mesures d'inspection insuffisamment strictes pour s'enrichir. Ce sont les points communs entre le scandale de la viande avariée qui a éclaté au Brésil le 17 mars et celui que le Québec a connu en 1975 lorsqu'on a découvert qu'une entreprise appartenant à la mafia vendait de la viande provenant de carcasses d'animaux malades. Serge Boire, journaliste indépendant en poste au Brésil, et Jean-Pierre Charbonneau, ancien journaliste et ex-président de l'Assemblée nationale, comparent les deux incidents au micro de Catherine Perrin.  
 
« Ce qu'on sait pour le moment, c'est qu'on a arrêté une quarantaine de personnes, dont 30 sont des inspecteurs corrompus du ministère de l'Agriculture », indique Serge Boire au sujet du scandale brésilien. « Ils étaient de connivence avec des employés et certaines [personnes] haut placées de l'usine de transformation. Il y avait un réseau organisé. On entend, sur des [enregistrements d'écoute électronique], des employés qui appellent l'inspecteur en disant : "J'ai un lot de viande avariée de dinde qui contient de la salmonelle." L'inspecteur dit : "Faites donc du baloney, ça va bien passer!" » 
 
Mesures de contrôle insuffisantes 
« Des charognards allaient collecter des carcasses d'animaux insalubres, vendues par des fermiers parfois peu scrupuleux. Les animaux étaient morts, pouvaient avoir des maladies... On les récupérait, on les vendait, chacun faisait son profit », rappelle Jean-Pierre Charbonneau au sujet de l'épisode québécois. « On s'est rendu compte que les mesures de contrôle du ministère de l'Agriculture n'étaient pas suffisantes. Donc, on a resserré les contrôles sanitaires. [...] Ce genre de scandale, dans n'importe quel pays, provoque une remise aux normes du système d'inspection et de contrôle. »


Créer un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

10 avril 2017

Plaidoyer pour un meilleur diagnostic de la maladie de Lyme au Canada

10 avril 2017

La crise de l'emploi, préoccupation majeure pour les Français

10 avril 2017

Dépôt cette semaine du projet de loi fédéral sur la légalisation de la marijuana

7 avril 2017

Frappes en Syrie : l'absence de consultation avec les alliés inquiète

6 avril 2017

Pepsi : vie et mort d'une publicité catastrophique

5 avril 2017

Danielle Ouimet dévoile ce qui menace les entreprises